Critique de Habemus Piratam de Pierre Raufast

Le mois de septembre est synonyme de rentrée littéraire. J’ai donc joué le jeu et j’ai choisi d’en profiter pour découvrir Habemus Piratam, le dernier roman de Pierre Raufast qui, comme son titre l’indique, nous transporte dans un monde où cyber-criminalité et religion forment un cocktail détonnant.

Habemus Piratam de Pierre Raufast

L’histoire de Habemus Piratam se déroule dans un paisible village de la vallée de Chantebrie, région chère à l’auteur, où l’abbé Francis s’ennuie à arbitrer des querelles de parties de Scrabble entre les grands-mères du village. Jusqu’au jour où un personnage énigmatique décide de franchir les portes de son église pour confesser ses méfaits de hacker international.

D’abord curieux, le père Francis va finir par se passionner pour cet étrange personnage qui met tant de piment dans sa vie monotone d’abbé de village. Les deux hommes passeront en revue les Dix Commandements de la Bible, ce qui donnera autant d’excuse au hacker de raconter ses coups les plus marquants que j’éviterai de dévoiler ici.

Habemus Piratam de Pierre Raufast

Habemus Piratam est très amusant à lire. Le rythme est soutenu et les suspens et twist sont au rendez-vous. Malgré le sujet pointu qu’il évoque, le livre reste accessible à tous grâce au talent de vulgarisation de Pierre Raufast. Il est également particulièrement crédible du fait d’un travail de documentation que l’on devine conséquent autour du piratage informatique et de toutes les formes qu’il peut revêtir.

Il est d’ailleurs très intéressant de découvrir les applications les plus pratiques de ces crimes informatiques et à quel point ils peuvent influencer le destin des Hommes et celui des Etats. Habemus Piratam peut également provoquer une véritable prise de conscience face à la sensibilité de nos données personnelles exposées sur le web ou les réseaux sociaux.

Habemus Piratam est le quatrième roman de Pierre Raufast aux éditions Alma. Il sera disponible chez votre libraire habituel à partir du 04 octobre 2018. Dans mon cas j’ai eu l’opportunité de lire quelques jours avant sa parution et je l’ai dévoré d’une traite !