Test de Detroit Become Human (PS4)

Huit longues années après le très réussi Heavy Rain ou plus récemment Beyond Two Souls auquel je n’ai pas encore joué, le studio parisien Quantic Dream nous livre avec Detroit Become Human sa nouvelle vision du jeu narratif et nous interroge sur le futur de l’humanité.

Detroit: Become Human

Nous sommes en 2038. Un futur proche, mais suffisamment lointain pour que des avancées technologiques majeures soient venues changer radicalement le quotidien des humains. Les plus importantes sont la robotique et l’intelligence artificielle qui ont conduit à l’apparition d’humanoïdes capables d’assister les humains pour tous types de tâches.

Detroit permet d’incarner tour à tour trois de ces androïdes, Connor, Markus et Kara, assignés à des tâches très diverses mais dont les destins vont finir par se croiser, alors que de plus en plus d’androïdes commencent à acquérir une conscience et donc des sentiments comme la peur ou l’injustice, ce qui en fait des déviants.

Detroit: Become Human

Les trois personnages bénéficient d’ailleurs de gameplay distincts. Celui de Kara est plutôt classique à base de QTE et de décisions importantes à prendre. Markus est davantage orienté vers l’action et le parkour, alors que Connor devra combattre les déviants et résoudre des enquêtes en recueillant des indices sur les scènes de crime. C’est d’ailleurs le personnage que j’ai préféré incarner, surement à cause de son coté « Blade Runner » !

Detroit: Become Human

Comme d’habitude avec les jeux signés David Cage, Detroit propose une multitude de cheminements tout au long du scénario, certains menant à des conséquences très sérieuses comme la mort de certains personnages. Evolution notable depuis les précédents jeux, Detroit permet de visualiser à la fin de chaque chapitre les choix du joueur, ainsi que la totalité de l’arbre de décision pour ceux qui comme moi souhaitent rejouer certains chapitres pour révéler les autres cheminements possibles.

Autre élément que j’ai beaucoup apprécié du jeu : Detroit est bourré de bonnes idées à propos du futur de l’humanité. On sent que les créatifs de Quantic Dream se sont penchés sérieusement sur la question avec comme ligne directrice de proposer une vision pas trop fantaisiste. On retrouve ainsi des drones de livraison ou de sécurité, des voitures autonomes, ainsi qu’un tas d’idées visionnaires en relation avec les androïdes qui pourraient très bien se vérifier dans un avenir pas si lointain.

Detroit: Become Human

Le jeu questionne également le joueur à de très nombreuses occasions à travers sa mise en scène très soignée. On se rend ainsi compte que les enfants ont tendance à considérer un androïde comme un membre de la famille, que les humains finiront peut-être par considérer les androïdes comme des êtres à part entière ou que les androïdes remplaceront sans doute les poupées gonflables !

Conclusion

Sans proposer de vision révolutionnaire par rapport aux classiques de la SF, Detroit pose un décor à la fois sublime et crédible, qui permet de s’y projeter et d’imaginer les conséquences concrètes de telles avancées technologiques sur notre quotidien. Les décisions du joueurs constituent alors de vrais questionnements sur le futur de l’humanité. Detroit est aussi un jeu particulièrement beau qui parvient à transmettre tous types d’émotions à travers les captures incroyablement détaillées des visages des acteurs.

Plus :

  • Direction artistique
  • Vision d’un futur crédible où l’on peut se projeter
  • Les phases d’enquêtes avec Connor

Moins :

  • Certains angles de caméra
  • Les déplacements lorsque les espaces sont confinés

Note : 4/5