Test de Vampyr (PS4)

Après un Remember Me ambitieux mais accueilli tièdement par la critique à l’époque PS3, le studio parisien Dontnod Entertainment a connu une belle évolution, notamment marquée par le succès surprise de l’ovni Life is Strange dont la suite sortira en septembre. En attendant, nous allons nous pencher sur Vampyr, le jeu édité par Focus Home et sur lequel beaucoup d’espoir étaient fondés.

Vampyr

Vampyr est donc un A-RPG à l’ambiance très particulière puisque l’histoire se situe à Londres en 1918, suite à la fin de la Première Guerre Mondiale. On y incarne le Docteur Jonathan Reid, qui a eu le malheur de croiser la route d’un vampire particulièrement assoiffé lors de son retour au pays. Vous l’avez compris, notre Docteur, spécialisé en transfusion sanguine (what else !), va être torturé dans la suite du jeu entre la facilité qui consiste à mordre ses victime pour les étreindre, et les sauver en les soignant.

Vampyr

Si je ne devais ne retenir qu’une chose de Vampyr, ça serait son ambiance très réussie, à la fois sombre, glauque et typiquement Londonienne, parfaitement mise en valeur par une direction artistique soignée et les musiques d’ambiance d’Olivier Derivière. Quelques quartiers de la ville sont représentés (Les Docks, West End, Whitechapel…) et le moins que l’on puisse dire c’est que l’ambiance n’y est pas très joyeuse. En effet, en dehors des quelques havres de tranquillité où errent les habitants, les rues grouillent de créatures peu recommandables comme des vampires, des skals (sorte de vampires zombifiés) ou des humains chasseurs de vampires. Tous ont la fâcheuse habitude d’attaquer à vue.

Vampyr

Techniquement Vampyr n’a pas la prétention d’être un jeu AAA et quelques détails techniques viennent confirmer ce constat comme les chargements affreusement longs lorsqu’on meurt (à l’ancienne !). Le jeu se met aussi spontanément en chargement lorsqu’on pénètre un peu trop rapidement dans une nouvelle zone de la carte. Plutôt gênant pour un jeu à monde ouvert dont la carte n’est pourtant pas gigantesque.

Vampyr

A propos du gameplay, Vampyr réunit les recette des Action-RPG classiques avec quelques trouvailles sympathiques. Comme on peut s’y attendre, on passe une bonne partie de son temps à ramasser du loot pour crafter des remèdes, des fortifiants ou des composants permettant d’upgrader son arme. Je trouve également le système de combat très sophistiqué puisqu’il repose sur un grand nombre d’approches et demande une certaine dose de stratégie. On peut en effet privilégier les dégâts ou tenter d’étourdir l’ennemi pour le mordre et remplir notre jauge de sang, ce qui permet de déclencher des pouvoirs vampiriques dévastateurs. On peut également choisir de rester à distance et d’utiliser des armes de jet tout en régénérant sa santé.

Vampyr

Comme tout jeu du genre qui se respecte, Vampyr donne la possibilité à de nombreuses occasions d’étreindre des citoyens ce qui permet d’acquérir une quantité importante de XP et donc de level up son personnage de façon significative. Dommage toutefois que la démarche inverse soit fortement punitive dans le sens où, si comme moi vous avez choisi d’effectuer un run pacifiste, le jeu devient fortement déséquilibré en mettant sur votre route des ennemis (y compris des boss !) au rang systématiquement 10 à 12 niveaux plus élevé que le votre, ce qui rend le jeu difficile et pénible à jouer.

Vampyr

Dommage également que les déplacements sur la map soient si rébarbatifs dû à la profusion d’ennemis à affronter dans les rues alors que l’histoire et les missions secondaires obligent à parcourir la ville dans tous les sens et de revenir au même endroit à plusieurs reprises. Une capacité de déplacement rapide ou de téléportation entre les refuges aurait été un grand soulagement, et facilement justifiable par le fait de se transformer en chauve-souris.

Conclusion

Vampyr est une vraie réussite artistique tant la DA et la musique nous plongent dans une ambiance oppressante typiquement Londonienne où l’on s’attend à croiser Jack l’éventreur à chaque coin de rue. Le jeu propose une histoire et des personnages intéressants qui poussent à en savoir plus sur le lore et la mythologie des vampires. Il est toutefois coupable de maladresse de gameplay comme l’absence de déplacements rapides ou de mini map qui peuvent le rendre pénible à jouer, de même que le déséquilibre important du jeu qui le rapproche d’un Dark Souls si toutefois vous tenter de le finir en mode vegan !

Plus :

  • L’ambiance gothique de ce Londres
  • Les combats très stratégiques
  • Quelques intérieurs très soignés
  • L’écriture des PNJ

Moins :

  • Absence de mini map et de déplacements rapides
  • Temps de chargement trop longs
  • Le mode hardcore vegan

Note : 3,5/5