Test du jeu de société Just One

Ayant connu une première vie sous le nom We Are The Word et édité par Fun Consortium, ce jeu de Ludovic Roudy et Bruno Sautter s’appelle désormais Just One. Changement que l’on doit à son rachat par Repos Production, ayant décidé d’améliorer le contenu. Bon à savoir si vous connaissiez l’ancienne édition.

Just One

Ce changement de nom laisse interrogatif en ce qui concerne le propos même du jeu. Il s‘explique pourtant assez simplement. Just One demandant à une assemblée de faire deviner un mot, à la joueuse/au joueur active/if. Ceci à l’aide d’un autre terme par personne, mais un même mot ne pourra être utilisé qu’une fois. Donc juste un mot, une seconde citation faisant perdre des chances de victoire.

Ce que l’on vous expliquera dans le détail par la suite. Sachez juste que l’on peut directement évoluer jusqu’à 7 et qu’évidemment avec ses mécaniques, il faut être au minimum en trio. Une partie se déroule en 13 cartes et pour gagner, il s’agit d’être au plus proche d’un score de 13. Une réponse validée offre 1 point et une mauvaise en fait perdre 2. Mais l’on peut également miser sur la non prise de risque et ne tenter aucun mot, ce qui retire juste 1 point.

Just One

Le démarrage se fait par la personne devant deviner un terme. Elle pioche une carte, contenant 5 mots qu’elle ne regarde pas, tous correspondant à un chiffre. Elle en détermine un de 1 à 5, signifiant le terme qu’elle doit trouver. Les autres participant(e)s, chacun(e) de son côté et sans conciliabule, inscrivent un mot sur leur chevalet, censé pouvoir l’aider. Puis se montrent collégialement ce qu’elles/ils ont écrit. Si parmi le résultat, un indice est écrit plusieurs fois, on le supprime, comme on l’évoquait plus haut. Ce qui peut même aboutir à 0 aide pour la joueuse/le joueur active/if. D’où l’obligation de la non proposition possible. Mais si les soutiens sont par exemple 3 et que 2 écrivent la même chose, seul le terme unique est conservé.

C’est ainsi que la dimension stratégique de Just One se dévoile. Tout autant qu’elle donne la vérité sur ce que vous pensez des autres. Car l’on se dira vite : elle/il n’est pas très mali(g)n(e) et sortira forcément le mot le plus évident, je vais donc mettre quelque chose de différent. Parfois l’on choisira un indice plus abstrait, plutôt que de l’hyper concret risquant d’être cité par autrui… Ou encore des références que l’on peut oser avec une seule personne, de par les liens tissés. Comme lorsqu’une connaissance commune de notre jeunesse, rien que via son nom de famille, fera penser instantanément au mot recherché. De quoi laisser le public pantois de cette trouvaille.

Bien sûr, pour prendre du plaisir à Just One, les joueuses/eurs doivent surtout ne se donner aucune indication. Vous vous gâcheriez le plaisir, alors qu’il est amusant de voir jusqu’où les esprits peuvent aller pour faire deviner un mot. Avant de débuter une partie, même des jours, des mois à l’avance, ne vous confiez rien ! Du genre : toi tu écriras le mot venant de suite à l’esprit, toi un truc perché, toi une forme, moi une couleur… Ce serait ne rien comprendre au principe même du Jeu avec un grand J et non juste de Just One.

Just One

Dans les jeux et jouets où l’on doit se servir de marqueurs et de supports pour effacer, écrire, répéter… on a malheureusement beaucoup de mauvaises surprises. La majorité proposant un matériel où dès la première chose inscrite, on se rend compte qu’elle reste visible. Parfois l’effacement même partiel est quasi impossible. On n’a donc pas hésité à bien appuyer, frotter, marquer d’autres mots… Confirmant que les supports et marqueurs de Just One sont d’un haut niveau, puisque l’on n’a rencontré ces problèmes. On bénéficie également de cartes de qualité, 110, soit un total de 550 mots.

Just One

Conclusion

Demandant d’être imaginative/if, amenant de la stratégie et à la fois de l’humour par les tentatives d’indices de certain(e)s, Just One fait partie de ces jeux taillés pour s’amuser avec tout le monde. Simple, mais pas simpliste, il fonctionne sur chacun(e).