Test de Strider (PS3)

Strider (1)

Strider. Capcom. 1989. Ça ne nous rajeunit pas. En fait : je fais mon malin mais j’ai peu connu la genèse du sabreur surentrainé et surexcité débarqué à l’origine sur les systèmes arcade CP. Par contre, Strider 2014, repris (un peu tardivement) de main de maître par Double Helix, ça je connais. Et s’il y a deux choses que le talentueux studio a repris, à mon grand bonheur, c’est : un, Hiryu, le protagoniste ultra stylé et deux, un univers aussi naïf que manichéen. Il faut dire que la saga des Strider n’a jamais été réputée pour sa trame narrative mais retrouver une scénario digne du pire nanar cinématographique, c’est plutôt rigolo et c’est assumé. Ce retour d’entre les morts fait également revenir le Grandmaster Meio, un méchant pas beau qui veut tyranniser et vous voit comme un parasite. Insignifiant au départ, puis fortement dérangeant par la suite.

Strider (4)

Uniquement disponible en dématérialisé, on aurait pu s’attendre à quelque chose de modeste, de vite fait et d’assez peu en adéquation avec le prix demandé (quinze euros). Il s’avère que le jeu possède un contenu tout à fait convenable. Pour ce come-back, Strider passe d’un platformer classique à un metroidvania. En d’autres termes, le jeu est bien moins linéaire et sa navigation est évolutive au fur et à mesure que vous obtenez vos différentes compétences (double-saut, notamment). Comme pour le genre dont le mot-valise précité s’inspire, le jeu ne permet donc pas de tout voir dès le début et incite à la recherche active et complète. Ce qui rend la chose très addictive.

Strider (3)

Au niveau du gameplay, ce Strider cru 2014 est vraiment efficace. La dextérité du héros rend les confrontations ultra rythmées. La progression penche sur le parti pris de ne jamais laisser le joueur dans le flou au niveau des objectifs. Un métrage et une flèche sur la carte permettent ainsi d’optimiser ses déplacements. Rien n’empêche pour autant d’aller récupérer un power-up ici ou là après un élément de quête principale.

Strider n’est pas exempt de défauts. Pour moi, ils se comptent sur les doigts de la main. Le premier est le premier temps de chargement (du moins, sur PS3) lors du lancement du jeu. C’en est presque indigne de la console. Ensuite, quelques chargements sont présents dans le jeu pour passer d’une zone à l’autre mais on a déjà vu plus grave. Ensuite, Hiryu est habile, trop habile. Il s’accroche partout. Avec son crochet, il peut grimper sur presque n’importe quelle surface. Parfois même la surface que l’on ne voulait pas agripper. Cela peut être gênant lors de la progression voire, pire, lors d’un affrontement contre un des nombreux boss. D’ailleurs, parlons-en, c’est via ces épreuves que vous obtiendrez la plupart des compétences du personnage. Ces derniers ne sont pas tous mémorables mais certains sont vraiment épiques.

Strider (2)

Sur le plan technique, le visuel a vraiment un cachet donnant beaucoup de charisme à l’ensemble. Hiryu n’est peut-être qu’un Strider comme un autre, mais son allure stylée, voire ses postures égocentriques sont d’autant de détails qui feront sourire les fans de la première heure comme les nouveaux venus. La musique est un élément parmi d’autres montrant le grand respect de Double Helix au niveau du portage. Ainsi, le thème de Kazakh, une des zones du jeu, est repris presque à l’identique de son illustre ancêtre… la richesse sonore en plus. Un détail particulièrement plaisant qui permet de voir que quitte à faire un reboot, autant que ça fasse aussi office d’hommage de grande qualité. Strider 2014 ou comment se dire que, finalement, ce n’était pas forcément mieux avant !

Les plus :

  • Un portage de qualité et même sublimé
  • Un metroidvania réussi
  • Un visuel de qualité, voire même un patte graphique vraiment originale

Les moins :

  • N’existe qu’en version dématérialisée
  • Hiryu s’accroche partout… mais vraiment partout !

Note : 4/5