Test de Resonance: A Plague Tale Legacy

Test réalisé sur PS5

Resonance: A Plague Tale Legacy m’attendait au tournant. Après les péripéties d’Amicia et Hugo dans les deux premiers épisodes, Asobo Studio prenait un risque énorme en changeant complètement de formule pour ce préquel. Fini la peste noire et les nuées de rats, direction la Méditerranée et la mythologie grecque avec une toute nouvelle héroïne. Le pari était osé. Est-ce qu’il est réussi ?

Resonance: A Plague Tale Legacy GeekTest.fr

Une pillarde, un père et une malédiction

On y incarne Sophia, envoyée dans un couvent dès l’âge de 6 ans pour servir de cobaye aux nonnes. Ses visions, qui font d’elle une enfant à part, finissent par attirer l’attention de son père, un pillard qui la libère de cette prison religieuse. L’histoire démarre sur les chapeaux de roues avec une mission qui tourne mal, une trahison, et un engrenage qui embarque Sophia bien plus loin qu’elle ne l’imaginait. On traverse ainsi les paysages de Venise puis de la Crête, à la recherche du trésor du Minotaure.

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Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est l’alternance avec des séquences où on se retrouve projeté dans le corps de Thésée lui-même, affrontant le fameux Minotaure. Ces flashbacks mythologiques donnent une vraie profondeur à l’aventure et rappellent que ce nouveau A Plague Tale n’a pas peur de bousculer ses propres codes.

Un combat qui prend enfin de l’épaisseur

C’est le plus gros changement par rapport aux épisodes précédents de la saga. Asobo Studio mise cette fois sur un vrai gameplay de combat, avec des parades parfaites qui étourdissent les ennemis, de l’esquive et des coups critiques. On sent une influence évidente venue de jeux comme Hellblade, et le studio ne s’en cache pas. Sophia peut aussi improviser en lançant des objets du décor pour déstabiliser ses adversaires, ou utiliser un grappin pour prendre de la hauteur, attirer un ennemi vers elle ou le faire chuter dans le vide.

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Les affrontements ne sont pas de la simple bouillie de boutons. Le timing compte vraiment, surtout dès qu’on se retrouve face à plusieurs adversaires en même temps. Petit détail qui a son importance sur l’équilibrage général : la seule façon de récupérer des points de vie, c’est d’achever un ennemi. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas se louper.

L’hommage à Naughty Dog

Entre les phases de combat, le jeu enchaîne exploration et énigmes, avec un chemin à suivre qui n’est pas toujours limpide. Un livre d’indices est heureusement là pour dépanner les moins inspirés. L’ensemble évoque clairement Uncharted, avec une composante mystique qui rappelle beaucoup le DLC The Lost Legacy et son duo féminin.

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L’hommage à Naughty Dog est d’ailleurs assumé jusque dans les détails. Asobo Studio va même jusqu’à reprendre le même indice visuel pour les collectibles, cette petite lumière blanche qui clignote pour signaler leur présence. On sent une équipe qui connaît ses classiques et qui ne s’en défend pas.

Autre ajout bienvenu : une composante RPG assez aboutie. On loot des armes aux capacités différentes, ainsi que des charmes qui octroient des bonus. Les combats deviennent d’ailleurs de plus en plus plaisants à mesure qu’on débloque des compétences et qu’on s’équipe intelligemment.

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Petit bémol à noter tout de même : les points de Résonance, qui débloquent l’arbre de compétences, s’obtiennent surtout via l’exploration plutôt que via les combats. Rien de dramatique en soi, sauf qu’il est tout à fait possible de passer à côté et de terminer le jeu sans le trophée Or associé. Et contrairement aux autres collectibles, le chapter select ne permet pas d’y remédier après coup. De quoi générer une petite frustration chez les complétionnistes dont je fais partie !

Une réalisation qui prend son temps pour se révéler

Plus on avance dans l’aventure, plus le level design impressionne. Les niveaux sont vastes, les paysages détaillés et variés, et on prend un vrai plaisir à les parcourir. Le doublage français est également très réussi, un vrai plaisir de faire cette aventure dans notre langue. Ajoutez à cela une bande originale aux accents méditerranéens signée Olivier Derivière, fidèle au poste depuis les deux premiers épisodes, et vous obtenez une ambiance sonore qui porte vraiment le jeu.

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Autre bon point : le nombre d’options de difficulté et d’accessibilité proposées, qui devrait permettre à un large public d’adapter l’expérience à ses propres besoins.

Sans trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, sachez que la première moitié du jeu mise surtout sur les combats et les énigmes, tandis que la seconde moitié introduit une nouvelle menace qui demande cette fois de faire preuve de discrétion. Un joli moyen de garder de la fraîcheur sur la quinzaine d’heures que dure l’aventure.

Conclusion

Resonance: A Plague Tale Legacy réussit son pari. En misant sur Sophia et sur un gameplay bien plus orienté combat, Asobo Studio livre une aventure narrative qui réserve de belles surprises tout du long, et dont le gameplay ne cesse de s’enrichir jusqu’à devenir franchement jouissif à manier. Comptez une quinzaine d’heures pour voir le bout de cette chasse au trésor mythologique, vendue à un prix doux de 49,99€ (voire moins si vous cherchez bien !).

Plus :

  • Un système de combat qui prend enfin de l’épaisseur, entre parades, esquives et grappin
  • Une ambiance méditerranéenne portée par la musique d’Olivier Derivière
  • Un doublage français très réussi
  • Un level design et des environnements qui montent en puissance au fil de l’aventure
  • Un prix doux à 49,99€

Moins :

  • On peut passer à coté des points de Résonance liés à l’exploration
  • Le chemin à suivre pas toujours très clair

Note : 4,5/5

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