Même s’il n’y avait aucun doute envisageable à l’apparition de L’Académie Clair-Obscur T1 Un élève encombrant, d’Olivier Gay et Grelin, la B.D. vient de connaître une catastrophique nouvelle. Le studio Sandfall Interactive, ayant fait parvenir au scénariste une mise en demeure, en rapport avec son jeu vidéo Clair-Obscur : Expédition 33. Bien que le projet existait déjà sur le bureau de Drakoo, largement avant la connaissance du développement d’un JV, n’ayant rien à voir avec son univers. La série littéraire va donc perdurer sa route, sous un nouveau nom ou non. Les 2 sociétés étant depuis en pourparlers.
Qui ne rêve pas d’intégrer L’Académie Clair-Obscur ? Toutefois, par un préambule journalistique, nous avons immédiatement la même suspicion que le peuple de ce monde. À savoir, que la haute-société s’y trouve privilégiée. Tandis que les autres, doivent se contenter d’académies de moindres rangs.
Par conséquent, qu’un bouseux villageois pauvre puisse l’intégrer, semble impensable. Et si cela se produisait, il s’agirait d’un affront envers les nobles. Agissant de sorte à améliorer leur lignée, en restant ensemble.
Fils de paysan.ne.s, Daimon fait pourtant preuve d’une phénoménale puissance, lui en ouvrant les portes. Ce que peu de camarades et dignitaires, voient d’un bon œil. S’il en souffrira, il constatera vite que beaucoup de camps lui en veulent. Et que finalement le pouvoir de l’amitié, pourrait devenir la clé.
Via son atmosphère magique, Grelin en profite pour nous exposer et faire exploser, des sorts frappants visuellement.


Ce qui ressort bien ici, c’est que l’album semble surtout jouer sur un schéma très lisible mais efficace : le fils de paysans qui entre dans une académie réservée de fait aux élites, avec derrière un vrai ressort de tension sociale entre mérite, naissance et rejet par les nobles.
Et c’est sans doute là que la BD peut devenir plus intéressante qu’un simple récit d’école magique : si elle pousse vraiment cette opposition entre privilège et talent, elle peut parler autant de fantasy que de reproduction sociale, donc la question n’est plus seulement de savoir si Daimon est puissant, mais jusqu’où un monde fondé sur les castes accepte qu’un intrus vienne casser l’ordre établi.