C’est comme une fleur qu’arrive Bride Of The Death God T1 (Kurokawa), le manga éclos de l’esprit d’Ichiiro Hako et traduit par Hermès De Lankou.
En tant que dieu de la Mort, Faust a pour habitude de voir les gens paniquer, à partir du moment où il leur annonce la sentence qui tombera très prochainement. Parmi ses prochaines âmes à collecter, figure Aïbi. Une adolescente, touchée par une maladie peu courante.
Celle des fleurs, la voyant devenir progressivement recouverte de splendides végétaux. La mettant néanmoins au ban de la société. Et signifiant un inéluctable proche décès, une fois que son corps en sera rempli.
Une spécificité probablement non anodine, dans sa manière d’encaisser la nouvelle apportée par cette faucheuse. À savoir, plus que 7 jours à vivre ! Une surprise pour le maléfique intervenant. Voyant les protagonistes en apparence opposé.e.s, se rapprocher sentimentalement ? Et oui, car c’est ce qui les attend. Une relation mettant déjà la pagaille, dans cet usuel fonctionnement des choses.
Conclusion
Le mythe de Perséphone et Hadès, connaît une relecture contemporaine via Bride Of The Death God T1. À travers un univers sombre, où poussent toutefois de lumineuses plantes.


Ce qui ressort tout de suite de cette chronique, c’est l’idée d’une relecture romantique et contemporaine du mythe d’Hadès et Perséphone, avec un contraste assez fort entre la mort, la maladie et la beauté florale, ce qui donne au manga une identité visuelle et symbolique assez marquée.
Mais le point qui ouvre vraiment la réflexion, c’est peut-être ailleurs : est-ce que Bride Of The Death God utilise la romance pour adoucir la tragédie, ou au contraire pour rendre encore plus cruel le compte à rebours des 7 jours et tout ce qu’il dit sur l’exclusion, le corps et l’acceptation de la fin ?