Même si Onimusha ressortait lors de discussions, autour des meilleurs jeux du début des années 2000, ce n’est pas pour autant que Capcom dégainait un nouvel épisode. Il fallait bien que Kyôto ou tard cela arrive. Précisément 20 ans, pour affûter Onimusha – Way of the Sword sur PS5, Nintendo Switch 2, Xbox One et PC. L’âme et la lame de la licence en sont-elles émoussées ?
Une main de fer dans un gant d’Oni
Ambiance nippone et surnaturelle, est toujours au programme chez cette licence. Avec à nouveau un personnage, prenant les traits d’un comédien vedette au Japon. En l’occurrence l’acteur disparu Toshiro Ifune, dont l’esprit renaît via Miyamoto Musashi.
Ce dernier, suivant particulièrement la voie du samouraï, de par son respect de l’emploi du katana. Le torturant d’autant plus, puisqu’il doit son salut à un gantelet Oni. Dont il usera désormais, afin de venir à bout des Genma envahissant Kyôto.
Le caractère de notre personnage, jamais agaçant, permet de véritablement s’y attacher. Au même titre que ce gantelet, lui aussi possédant sa propre identité et ses objectifs, qui se cramponne à notre main.
Délicats tes Issen
Tout en s’inscrivant dans une certaine continuité, Onimusha – Way of the Sword, embarque bon nombre de nouveautés. L’absorption des âmes s’avère elle toujours là. Ouvrant moult perspectives de progression, selon la couleur. De manière à glaner une technique spéciale via les bleues, de l’énergie par les jaunes et un pécule pour acquérir des améliorations avec les rouges.
Armes et habits ayant droit à une panoplie d’améliorations, par le biais d’autels Hokora. On fait ainsi d’une certaine façon ses commissions autant chez le marchand du sanctuaire au hub ouvert, qu’Hokora. Pour correctement s’équiper, avant de partir vers les niveaux fermés.
Si les esquives et défenses s’avèrent tout aussi essentielles que les offensives, il y aura en plus de quoi en tirer une récompense. L’Issen permettant grâce à des contres millimétrés, d’anéantir immédiatement les adversaires. Tandis qu’une parade correctement exécutée, augmentera notre attaque.
D’ailleurs nous pourrons également nous battre avec l’arc Oni, indispensable à distance. Les facultés Oni justement, serviront en outre pour des déplacements spécifiques, ouvrant davantage de voies.
Un retour Kyôto ou tard
À l’instar de ses concurrents directs, Onimusha – Way of the Sword cherchera également à convaincre par son univers, afin de trancher au moment de l’achat. Si depuis bien d’autres se sont engouffrés dans un milieu semblable, au Japon d’antan teinté de surnaturel, ce dernier propose un Kyôto féodal, au charme très réussi.
Le RE Engine prouve donc à nouveau ses qualités. Tant visuellement, que dans la qualité de la jouabilité. Cette atmosphère s’avère encore plus relevée, grâce à une bande-son aux sonorités typiques. Officiant dans un ton dramatique et aux bruitages nous laissant ressentir, une ambiance de dark fantasy.
Conclusion
Tout en injectant des innovations, Onimusha – Way of the Sword réussit à garder l’identité de la franchise et pas uniquement via son atmosphère. Son aura ressurgit ainsi brillamment et possède de quoi perdurer.




