Test du jeu de cartes Growl

Parmi les entités les plus marquantes que l’on croise au détour d’une sombre ruelle, les vampires, momies et autres zombies figurent en bonne position. Mais la veille, le lendemain et bien sûr le jour-même (ou plutôt la nuit) d’une pleine lune, le loup-garou reprend ses droits. Pour tous les autres jours où l’on n’a pas l’occasion de se voir transformé, on a désormais une alternative avec Growl. Création de Joey Vigour, déjà connu en tant qu’auteur de Chaosmos.

Growl

Effectivement, on pourra ainsi avoir l’occasion d’être continuellement un loup-garou. Mais pas uniquement, puisque l’on aura droit à l’éternel affrontement entre ces créatures et les humains. Growl ne déroge pas à cette règle. Sachez également qu’il ne tombe pas dans la mouvance du drama adolescent.

Le principe est simple. Si l’on est un loup, il s’agira de convertir ou d’assassiner tous les humains ! Si vous êtes un(e) humain(e), il faudra se protéger entre vous et qu’au moins l’un(e) reste en vie, en venant parfois à bout de l’adversité. Le tout dans une ambiance de traitrise. Chacun(e) affirmant être une(e) gentil(le) villageois(e).

Growl

Prévu pour 4 à 7 personnes, Growl se jouera à l’aveugle sur les identités de chaque. La déduction étant à l’épicentre de la partie. Si l’on reçoit une carte Bite/Morsure lors de la distribution de départ, on est le Wolf Zero ou l’Alpha. Celui par qui tout a démarré. Et l’on restera un loup quoiqu’il advienne.
Sans savoir qui est qui, nous devrons transmettre des cartes tirées dans la pile, à qui l’on désire. En sachant qu’au final, on en aura donné une quantité équivalente à tout le monde. On devra donc deviner qui peut bien être un loup ou une femme/un homme, afin de lui donner une carte adéquate, selon ce que l’on est soi-même.

Entre loups, on cherchera à agrandir la meute en mordant ce que l’on imagine être des villageois. Ceci par le biais de cartes Bite/Morsure. Au bout de 3, la personne se transformera.
De l’autre côté, on tentera de se soutenir sans savoir si l’on glisse bien une carte Charm/Sort à un autre humain. Une telle aide permettant de retirer une morsure. On peut donc très bien faire devenir loup un de ses camarades du village, sans s’en apercevoir, en cherchant à éliminer des morsures. Si vous possédez plusieurs sorts vous ayant permis d’éviter de devenir un beau personnage poilu, vous ne serez pourtant pas à l’abri. La carte Hex suffisant à toutes les annihiler.
Des cartes Wound/Fourche seront aussi efficaces sur les 2 camps. Un trio d’entre elles permettant de vaincre n’importe qui, au cours même de la partie. Dans l’éventualité où cela vous arrive, vous l’annoncerez. Sans pour autant révéler votre identité. Car si votre équipe gagne, la victoire vous reviendra quand même. Les cartes Salve/Baume les annulant une à une, il sera possible d’éviter ce châtiment.

Durant les phases diurnes, n’importe qui pourra se servir des diverses cartes. Cependant lors des séquences nocturnes, seuls les loups pourront utiliser les morsures.
Gimmick amusant signalant la fin de la partie à partir du moment où le deck est vide, l’Alpha se met à grogner (growl). Quiconque sera également un loup, le rejoignant dans son cri bestial.

Growl

Notre version venant sans boite, nous ne pourrons vous évoquer cette dernière. En revanche, nous en connaissons le contenu. On retrouve les cartes, dont les visuels ont été réalisés par Rob Joseph. On apprécie énormément celles du loup-garou, ainsi que celles d’Hex, évidemment les plus intéressantes. Celles comportant le charme sont également très attirantes. Celles signifiant l’or arrivent à être clinquantes en quelques pièces. Les cartes avec la fourche sont forcément moins percutantes qu’un personnage.
Néanmoins, l’outil est charismatique de la situation et son design lui offre un rendu émoussé bien senti. Le tout dans un univers angoissant, sombre certes mais sachant rendre l’univers plus ténébreux que simplement noir. On adore les effets de lumière et ce ciel d’un sublime bleuté. Le bonus s’avérant le logo Growl au verso, ayant beaucoup de style, tout en étant placé dans la même atmosphère.

La qualité du matériel est au top concernant les cartes plastifiées, résistantes et à l’impression poussée au maximum. Un choix pas toujours effectué pour des raisons de coût. Cependant, ce sont surtout les jetons qui pâtissent souvent de ce choix. Ici on franchit clairement un cap. On bénéficie de piécettes petites mais compactes. Du cartonné d’une épaisseur et d’une solidité rares. Aucun risque de les abimer durant un usage classique, ni de les perdre à chaque occasion.

Growl

Conclusion

Growl nous donne envie d’hurler  » ahoooo  » au moment d’y jouer. Cela s’avérera facile d’ailleurs, puisqu’une version PnP est même proposée sur son site. Un moyen toujours appréciable pour se rendre compte de la qualité, avant d’acheter. Surtout que son Kickstarter ne sera lancé que le 1er mars.