Chronique livre l’Œuvre de Quentin Tarantino – Du Cinéphile au Cinéaste

On l’avait annoncée, voici l’autre sortie simultanée de Third Editions consacrée au cinéma, L’Œuvre de Quentin Tarantino – Du cinéphile au cinéaste. Avec au scénario Guillaume Labrude et à la photographie, enfin aux illustrations, Marion Millier et Mr Garcin.

L'Œuvre de Quentin Tarantino. Du cinéphile au cinéaste

La vie de personnes publiques est-elle plus souvent une fiction ou la réalité ? Depuis quelques années, le terme story telling est même devenu tendance et toute marque, projet et n’importe quel.le quidam, invente l’histoire de la sa vie, afin de mieux se vendre. Et généralement, en vendant du rêve. Souvent en faisant pleurer dans les chaumières, puis un déclic, une rencontre, a tout bouleversé. Tout en glissant dans le temps d’avant, des clins d’œil afin que les gens pensent : ah on remarque que déjà il y avait quelque chose en rapport avec son futur… Si ce n’est son succès, parfois fulgurant.

Est-ce le cas de ce Mister T ? La question peut-être posée et L’Œuvre de Quentin Tarantino – Du cinéphile au cinéaste l’exécute d’ailleurs. Pour nous qui ne connaissions rien de sa vie, qu’elle précède son entrée dans le gotha hollywoodien ou après, on repère instantanément la folie de celle-ci. Et forcément, les liens cinématographiques sont davantage relevé,s que s’il était devenu champion olympique de water-polo. Alors qu’il aurait pu se goinfrer de davantage de longs ou court-métrages, entre 2 entraînements. Au lieu des boulots et larcins d’époque, du désormais cinéaste. On ne saura bien sûr jamais toute la vérité sur le reste, c’est Hollywood et  il faut une succes story. Néanmoins ce scénario à succès se suit avec folie, tant on remarque les galères et une ascension en un rien de temps.

Mais avant d’en arriver là, on suit sa vie. Entre découvertes cinématographiques, via ses emplois dans un cinéma olé-olé (non les films n’étaient pas forcément latinos) dès l’adolescence. Ou encore dans un vidéo-club. Et ses autres problèmes, qui ont pu l’influencer pour ses œuvres ou non. Comme au sujet de certains de ses personnages féminins mis en lumière. Néanmoins, nul besoin, niveau familial, de n’avoir surtout connu une enfance qu’aux côtés de sa mère, pour agir ainsi. Et encore moins pour ne pas devenir un sale misogyne.

L'Œuvre de Quentin Tarantino. Du cinéphile au cinéaste

En revanche son attrait pour la violence, a lui pu s’accentuer au travers de ses révélations de films dits de genres. Une identité à laquelle on ne peut que le rattacher et Guillaume Labrude cherche ainsi à l’analyser sous toutes les coutures.
L’auteur traite également pleinement de la filmographie de Tarantino. Avec énormément de scènes précises détaillées, commentées, référencées par rapport à d’autres films… Par conséquent, ces pans doivent éviter d’être lus avant d’avoir vu les films de Q.T. en question.

L’édition classique permettra de bénéficier à nouveau d’un superbe travail de Marion Millier en couverture. Alors que la first print y inclura l’alternative, un fantastique collage, on a quasi envie de proclamer : évidemment par Mr Garcin. En sus de son ex-libris.

Conclusion

Aventure trépidante que L’Œuvre de Quentin Tarantino – Du cinéphile au cinéaste. Voyant cette première partie aussi dure émotionnellement, qu’elle rend la suite incroyable. Tout en s’entremêlant pour y décrypter ses films.