Critique du roman Blackwing #2 Le cri du corbeau

Le premier tome de Blackwing, La marque du corbeau, avait su nous infliger son empreinte. Et son final, que l’on ne vous dévoilera pas, ne peut que nous intriguer sur le contenu de sa suite, Le Cri du corbeau. Le Cri du corbeau

Bien entendu, nous vous conseillons de lire le volume précédent avant même d’aller plus loin dans cette chronique. Mais si vous êtes rebelle comme Lorenzo Llamas, continuez, mais ne vous plaignez pas d’apprendre certaines choses. Même si l’on restera secret et évasif sur les importantes révélations du #1, qui sont ainsi acquises avant de débuter Le Cri du corbeau. En devenant des sujets presque banals.

Ce volet se déroule 4 ans après les événements que nos personnages ont subis. Si l’on peut vous confier que les Rois ont été repoussés, cela ne fut pas sans sacrifice. Galharrow déjà écorché vif à la sensibilité débordante, même s’il préfère se donner une autre image, ne ressort pas indemne des choix effectués. Bien que son entourage n’hésitera pas à le secouer pour qu’il reprenne un semblant de goût à la vie, dans cette Désolation. De nouveaux passages forts, accentuant le soin porté aux relations. Délivrant un contraste saisissant avec les échanges plus francs du collier. Sans même évoquer ceux avec des ennemis. Le Cri du corbeau sait nous dépeindre la violence bien cradingue de son univers. Et à ce propos, les fanas d’étrons seront enchanté(e)s de naviguer en eaux troubles. Troubles et de couleur marron l’on imagine. Sans besoin de se référer à la table des matières.

Le Cri du corbeau

Elle se retranscrit tout autant dans les bagarres certes, où l’on tranchera dans le vif et pas que. Mais aussi dans les difficultés sociales. Et l’apparition d’une certaine Dame lumineuse exhortera celles-ci. Les personnes ne sachant pas à quoi se raccrocher, dérivent souvent vers des cultes. Il en va de même ici. Et comme on le sait, ceux-ci croient toujours détenir la vérité et peuvent rapidement devenir dangereux. Mais au-delà de cette donne, cette apparition serait-elle un fantôme du passé pour Galharrow ? Ou une tromperie ? On se pose probablement davantage de questions que lui pendant un long moment.

Malheureusement pour lui et ses allié(e)s, il ne s’agit pas du seul problème. Le Cri du corbeau porte lui aussi bien son titre. Le caveau de Corbac ayant été fouillé dans un but précis, il saura se faire entendre par notre héros. Et l’on sait à quel point ce dernier souffre physiquement lors du lien avec celui-ci. Cependant il faudra en passer par-là, voire par des messagers ailés, tant la situation est critique. Ce qui obligera même la troupe à s’aventurer là où elle n’allait pas pour le moment et où elle risque de tomber sur le pire endroit de la Désolation. La couverture renvoie complètement à cette sensation d’aventure, avec l’horizon qui s’annonce périlleux aux yeux du protagoniste que l’on aperçoit.

La Marque du corbeau

L’humour n’est pourtant pas absent. Et l’espièglerie adolescente sera même de la partie. L’image de la jeune fille se propulsant en avant, à partir du moment où elle peut s’acheter une barbe-à-papa, est à la fois drôle et touchante.

Conclusion

Le Cri du corbeau fait perdurer cette alchimie d’émotions fragiles, avec une violence (pas uniquement physique) de chaque instant. Des sensations fortes, qui forment l’identité de Blackwing.