Test de 007 First Light – IO Interactive décroche son permis de tuer !

Ça faisait des années qu’on attendait un bon jeu James Bond. Depuis les grandes heures de GoldenEye sur N64 la licence peinait à retrouver un souffle vidéoludique à la hauteur de son mythe. Et voilà qu’IO Interactive (les génies derrière la série Hitman!) s’emparent du matricule 007 pour nous livrer 007 First Light, sorti le 27 mai 2026 sur PS5, Xbox Series et PC. Le résultat ? Un vrai coup de maître.

007 First Light - GeekTest.fr

007 First Light ne s’appuie sur aucun film existant mais propose une histoire originale, développée en collaboration avec Amazon MGM Studios. On y incarne un James Bond jeune, tout juste recruté au sein du programme d’entraînement du MI6. James est audacieux, ingénieux, parfois tête brûlée, campé avec brio par l’acteur irlandais Patrick Gibson, qui s’approprie progressivement la gestuelle et les expressions de l’agent qu’on connaît et qu’on apprécie. Le jeu retrace son parcours initiatique, les épreuves qui vont le forger et les événements qui vont lui valoir le précieux permis de tuer. On y retrouve bien entendu des figures emblématiques de la franchise comme M, Q ou Moneypenny et l’aventure démarre en trombe avec une scène d’ouverture réussie mêlant infiltration et action, suivie d’un générique à la James Bond signé… Lana Del Rey. Le ton est donné.

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Le jeu démarre par un tutoriel déguisé en formation d’espion, l’occasion de faire connaissance avec ses gadgets et ses nouveaux compagnons, les jeunes recrues du MI6. On y découvre notamment la Q-Watch, l’un des gadgets les plus jouissifs du jeu : une montre surpuissante qui permet de repérer les ennemis à travers les murs, de pirater des équipements électroniques, de rendre nauséeux un garde ou encore de désarmer un soldat à distance. Un vrai couteau suisse de l’espion moderne.

Côté gameplay, les habitués de l’agent 47 ne seront pas dépaysés : les premières missions rappellent clairement les séquences de Hitman entrecoupées de scènes d’action et de baston. Mais les deux jeux diffèrent dans leur structure : là où chaque chapitre de Hitman proposait un bac à sable immense synonyme de grande liberté d’action, l’aventure de ce James Bond est plus guidée, plus scénarisée, tout en continuant de permettre une belle variété dans la manière d’approcher chaque situation. Infiltration furtive, combats au corps à corps, fusillades, gadgets, véhicules de luxe, gunfights explosifs, super méchants… À l’instar des films, tous les ingrédients qui ont fait le succès de la franchise sont au rendez-vous.

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Ce qui frappe avant tout sur PS5, c’est la réalisation technique bluffante. Le moteur Glacier d’IO Interactive fait des miracles, notamment au niveau des décors et des effets de lumière. La mise en scène cinématographique est irréprochable, les séquences s’enchaînent avec un rythme et un soin du cadrage qui feraient rougir bien des blockbusters hollywoodiens. À noter que le jeu n’est pas doublé en français. Mais honnêtement, ce serait dommage de se priver du délicieux accent britannique des protagonistes qui fait partie intégrante du charme de l’expérience James Bond.

Il serait injuste de ne pas mentionner le seul vrai bémol du jeu : des temps de chargement étonnamment longs pour un titre de 2026 sur PS5. Dans un jeu aussi bien huilé, ça détonne un peu et ça casse parfois le rythme qu’on avait du mal à quitter.

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Conclusion

007 First Light est le jeu James Bond qu’on attendait depuis bien trop longtemps. IO Interactive signe une aventure d’espionnage ambitieuse, cinématographique et terriblement fun à jouer, portée par une réalisation technique impeccable, une ambiance 007 parfaitement retranscrite et une Q-Watch qu’on aurait bien aimé avoir dans la vraie vie. On lui pardonne volontiers des temps de chargement un peu trop généreux, tant le reste de l’expérience est taillé pour nous clouer à la manette.

Plus :

  • Une scène d’ouverture et un générique digne des meilleurs films de la franchise
  • Le moteur Glacier au sommet de sa forme (décors et effets de lumière superbes)
  • La Q-Watch, gadget génial et ultra polyvalent
  • Un gameplay varié qui mélange habilement infiltration, action et espionnage
  • Patrick Gibson qui incarne un Bond de plus en plus convaincant au fil de l’aventure

Moins :

  • Des temps de chargement trop longs
  • Une structure plus guidée que Hitman. Les amateurs de bac à sable sont prévenus

Note : 4,5/5

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