Critique du roman Sianim : L’Empreinte du Démon de Patricia Briggs

On perdure dans l’aventure des écrits de Patricia Briggs, avec le nouveau tome dans la série Sianim : L’Empreinte du Démon. Saura-t-elle autant nous faire voyager, que lors des précédents ?

L'Empreinte du Démon

Commençons par le commencement. Qui dit nouvelle édition, dit couverture inédite. C’est évidemment le cas avec L’Empreinte du Démon. Et l’on retrouve l’un de nos illustrateurs préférés, Émile Denis. Une œuvre envoutante, emplie de charme. Tant le charme significatif de magie, que le charme d’une personne.

Deux particularités se mêlant habilement tout au long du livre. Car si l’on démarre en suivant la vie classique de Sham, voleuse et sorcière, en voyant son quotidien fait d’esquives, de luttes avec sa fidèle dague… Elle devra vite changer d’apparat. Mais avant d’en arriver là, elle nous contera également son besoin de laisser croire qu’elle est de sexe masculin. Son physique élancé, pouvant légitimement laisser croire qu’il s’agit d’un homme, alors qu’elle cache bien sûr ses traits et autres distinctions, pouvant la révéler.

Si bien que lorsque lord Kerim nécessitera une aide pour mettre la main sur l’assassin sévissant au Purgatoire et contre la noblesse des Bois du Sud, elle n’usera pas de ses classiques capacités. La voleuse tapie dans l’ombre sera bien loin. Au contraire, lorsque l’on veut cacher quelque chose, autant le mettre au grand jour, évitant ainsi d’attirer les soupçons. Il en va de même au cours de. Sham dévoilant sa féminité L’Empreinte du Démon, en se faisant passer pour la maîtresse de Kerim.

L'Empreinte du Démon

Dès les préparatifs de sa nouvelle tenue, tant vestimentaire, que dans son phrasé ou ses manières, la touche humoristique se ressent. Néanmoins l’on apprécie beaucoup qu’elle soit davantage axée sur les personnages dans la confidence pris à revers, que sur un éventuel côté maladroit de l’héroïne. Ce qui aurait été vraiment trop gros. D’ailleurs celle-ci contant, non sans montrer qu’elle n’en est pas fière, la raison de ses connaissances.

Son entrée au château de Finisterre décuplera la drôlerie. Les situations cocasses s’enchaînent lors de la première scène et elles fonctionnent avec justesse. Sham devant être crédible, ainsi lorsque l’on est sur place et dans la confidence, il est dur de se contenir de rire.

Au-delà de la rigolade, on retrouve également des séquences d’action, mais aussi de magie. On se demande d’ailleurs jusqu’où un instrument pourra aller dans l’utilisation de celle-ci. Concernant les mystères, ceux tournant autour des véritables intentions des protagonistes, sont un des points forts de l’ouvrage. Qui est véritablement avec Sham ? Qui est contre ? L’assassin(e) se cache-t-elle/il derrière une personne que l’on croyait alliée ? On se pose constamment des questions, pour mieux voir son avis être retourné à la page suivante.

Sianim : L'Épreuve du Loup

Conclusion

Avec la situation dans laquelle se retrouve plongée Sham, à la touche espionne sous couverture, L’Empreinte du Démon emprunte des situations inédites dans la saga Sianim. Les relations et faux-semblants sont toujours autant au menu et l’humour galvanise son intérêt.