Test de Type:Rider (PS4)

Type:Rider fait partie de ces jeux indés qui me feraient jouer sur PC. Le jeu est issu d’un projet étudiant de la fameuse école ENJMIN d’Angoulême et des Gobelins. Il connaît ensuite une jolie histoire avec une édition par Ex Nihilo et Arte France, une sortie sur Steam et plateformes mobiles fin 2013, et un certain succès qui propulse Type:Rider en tête des ventes sur iPhone et iPad, récoltant au passage des récompenses notamment dans le domaine artistique. Le voici qui arrive (enfin !) sur PlayStation 4.

Type:Rider

Deux points c’est tout

Type:Rider est un jeu de plateformes 2D dans lequel on incarne deux points.. Oui je parle bien du signe de ponctuation « : » ! Et pour cause, le jeu se déroule dans le monde de la typographie et nous fait voyager d’une époque à une autre, depuis l’age des cavernes et le début de l’écriture, jusqu’à la période actuelle et la révolution informatique, en passant par les périodes phares qui ont jalonné l’histoire de la typographie et de l’écriture.

Type:Rider

Chacune de ces périodes est représentée par la police de caractères qui a marqué son époque (Gothic, Garamond, Times, Helvetica, etc.), et donne lieu à des tableaux où il est possible de débloquer des pages sur l’histoire de la typographie, de l’imprimerie ou de la presse.

Type:Rider

Quand Never Alone rencontre Word

Au niveau des contrôles c’est plutôt simple et efficace : le stick pour déplacer les deux points, la croix pour sauter et les gâchettes pour s’orienter vers la droite ou la gauche. Les niveaux sont alors une succession de tableaux dénués d’ennemis mais jalonnés d’obstacles ou de puzzles à résoudre. Le tout donne un jeu très agréable et surtout très instructif : comme dans Never Alone on fait une pause à chaque fois qu’on débloque une nouvelle page pour apprendre des choses parfois passionnantes sur l’histoire de l’écriture, du design, de l’imprimerie ou de la presse.

Type:Rider

Malgré son statut de jeu indé, Type:Rider ne fait pas de concession au niveau de la qualité et des finitions : les contrôles sont très précis et agréables à jouer, le level design est malin et réussi, et les morceaux qui accompagnent chaque tableau très bien choisis. Au niveau de la durée de vie Type:Rider se termine en environ 3 heures. Personnellement j’y suis retourné après mon premier run pour faire le niveau caché complètement loufoque Comic Sans MS à base de licornes et de memes de chats, retrouver toutes les esperluette (« & ») et obtenir tous les trophées. J’ai d’ailleurs publié les deux vidéos ci-dessous pour vous aider à obtenir les plus compliqués :

Conclusion

Jamais je n’aurais pensé un jour apprécier un jeu dans lequel on incarne un signe de ponctuation ! Et pourtant, j’ai aimé chaque instant de Type:Rider grâce à la finition soignée de sa réalisation, son level design intelligent et ses passionnantes fiches consacrées à l’histoire de la typographie, cette forme d’art autrefois réservée à l’église ou à une certaine élite, mais qui est désormais omniprésente dans notre quotidien comme le démonte si bien Type: Rider.

Plus :

  • Jouabilité impeccables
  • Bande originale très soignée
  • Ludique et très instructif
  • Un domaine peu (pas ?) abordé
  • Le niveau bonus Comic Sans MS ^^

Moins :

  • Sortie console un peu tardive

Note : 4/5

  • Mélodie

    J’ai entendu parler de ce jeu récemment, il a l’air plutôt cool.