Chronique roman Reset

Pouvoir d’une pression couper un échec et relancer comme si de rien n’était, une habitude dans les jeux vidéo ou encore un plantage informatique. Mais dans la réalité, ça ne passe pas comme ça… Sauf éventuellement dans Reset (Ella Éditions), de Thierry Detter.

Reset

D’un quotidien qu’il imagine sûrement banal, sans relief, voire pénible au boulot mais justement rien de plus banal, Damien Klein va en un geste voir sa vie chamboulée. Et c’est vraiment peu de le dire ! À son travail d’informaticien de service après-vente, vous savez ces gens qui souvent font exprès de ne pas nous aider pour que la communication surtaxée dure, il s’ennuie ferme au téléphone. Surtout lorsqu’il doit à nouveau faire comprendre à des personnes, de simplement rallumer l’ordinateur.

Mais il a en plus la malchance d’avoir un supérieur direct, se la jouant détendu et tendance et passablement agaçant. Cependant, peut-être que notre personnage phare et narrateur l’est tout autant. Mais à sa manière et envers d’autres personnes. Dont sa compagne, avec qui cela semble aller et c’est tout.

Une soirée chez des ami.e.s annonçant leur mariage, secoue alors le couple. Sa petite amie souhaitant des réponses à l’avancée de leur couple. Mariage, bébé ? Un évènement lors d’un gala de sa boîte, fera exploser la situation et l’ambiance face à sa moitié et son boss. Démontrant à la fois que l’alcool et ce que les gens font des réseaux sociaux, s’avèrent le mal incarné.

Rien n’allant plus dans sa vie plus si plan-plan, il se lance dans une expérience pas vraiment légale et dangereuse. Envoyant des candidat.e.s au bord de la dépression, voire pire, dans une réalité alternative. Un endroit où il retrouvera son entourage, familial, amical et professionnel. À ceci près qu’il n’y existe pas.

Sans connaissances, sans ressources, sans identité, dur de survivre autant dans ce monde, que dans le réel. Et pour se refaire, voire se faire tout court, c’est l’entreprise où il était employé qu’il attaquera. Transformant le roman en partie en thriller informatique, poursuivi finalement là aussi par son ancien patron Christophe. Pourtant un charmant prénom.

Le mélange des genres pousse ainsi progressivement à diverses interrogations personnelles, intimes. Tout en baignant dans une aventure haletante. Et en s’y posant moult questions, sur cet organisme envoyant on ne sait où ses participant.e.s.

Conclusion

Avec sa science-fiction servant l’analyse de notre réalité, Reset prend aux tripes ! Tout en amalgamant cette facette à une certaine action/course-poursuite, ne tombant pas dans la fameuse banalité.