Critique du roman Le Sorceleur #7 La Dame du lac

La conclusion de la franchise d’Andrzej Sapkowski se fait de plus en plus pressante, avec l’arrivée de ce septième et ultime tome pour Le Sorceleur, La Dame du lac !

La Dame du lac

Enfin une damoiselle… voire plusieurs ! Effectivement, car les débuts laisseront songeur un chevalier, croyant dur comme fer qu’il est en train d’admirer les courbes de La Dame du lac et qu’il s’octroiera son épée. Une jeune femme radieuse, certes se baignant dans l’eau et au discours quasi mystique dès leurs premiers échanges. Il n’en est pourtant rien. Petit tour de passe-passe de l’auteur pour introduire l’un de ses personnages-clés.

La Dame du lac s’avère une véritable course-poursuite. D’une part, Ciri se retrouve plongée au sein d’un autre univers, après être entrée dans la tour de l’Hirondelle. Elle cherchera évidement à s’en extirper, mais le prix à payer n’est pas vain. D’autre part, l’on retrouve Geralt, qui cherchera évidemment à l’en sortir. Ce qui nous délivrera des quêtes distinctes, guidées par le même but. Avec ce qu’il se doit d’entourloupes, de bravoure, de (potentielles) trahisons… Mais également d’une dimension sentimentale toujours plus forte.

La Tour de l'hirondelle

En marge, l’on retrouve La Dame du lac, la vraie, Nimue. Qui aux côtés de Condwiramurs cherchera, grâce aux rêves de cette dernière, à compléter les toiles de l’histoire du Sorceleur et de son entourage. Pour l’instant, celle-ci se termine avec l’emprisonnement de Yennefer. Cependant, rien n’indique ce qu’il est advenu de Ciri. Transiter dans un autre monde, ne semble pas être un voyage facile à percevoir. Justement en évoquant ce périple, une séquence « amusante » nous fait enchaîner les coups d’œil entre divers lieux parallèles. Des endroits tous plus différents les uns que les autres, sous toutes les formes. Mieux vaut ne pas s’attarder ou se laisser piéger dans certains.

Par ailleurs au niveau humoristique, l’on relèvera que l’armée sera performante dans le domaine. On n’a bien sûr pas envie de vous ruiner la découverte d’une certaine accroche pour recruter. Avec une forte imprégnation de l’Oncle Sam. Et vous constaterez que l’envers du décor est amplement différent. Ce qui n’empêche pas de faire preuve de second degré à ce propos, lorsque l’on s’est engagé.

Conclusion

Grandiose final offert par le biais de La Dame du lac ! Qui nous permet par ailleurs de préciser à quel point Le Sorceleur s’avère une impressionnante saga, aussi touchante, que drôle et épique.