Critique du roman Le Triomphe des Nains – L’intégrale de Markus Heitz

Déjà bien ancrée dans le milieu de la fantaisie, Les nains de Markus Heitz continue leur chemin via 2 histoires formant Le Triomphe des Nains – L’intégrale.

Le triomphe des nains

Avant toute chose, précisons ce que nous avons énoncé en introduction. Le triomphe des nains – L’intégrale est la réédition en un seul volume de la duologie Le triomphe des nains, sortie également chez Bragelonne. Un grand format, ne s’avérant ainsi pas du tout une naintégrale. D’ailleurs avant même de débuter l’histoire, on retrouve des citations. Dont la première provient d’un nain inconnu. Propice lui aussi aux traits d’esprit, puisque l’on songe immédiatement à son pendant, le nain connu. Toujours dans les prémices de la partie scénarisée, on découvre un récapitulatif des personnages et un glossaire forts utiles. Plus encore si vous ne connaissez les précédents volumes de la saga.

Par la suite, moins de galéjade, mais des noms à vérifier dans les parties adéquates du début de l’ouvrage, comme nous vous le signalions, afin d’éviter de se perdre. Malheureusement certaines lectures se voient abandonnées par de nombreuses personnes, lorsque d’emblée l’on parcourt des lieux et croise des protagonistes, renvoyant elles/eux-mêmes à d’autres indications… Si bien que l’on peut vite être perdu(e). Écueil évité ici grâce à ces soutiens apportant l’aide nécessaire, il faut le souligner. Relevons aussi l’illustration de la couverture, par Paul Mafayon. Le triomphe des nains – L’intégrale confirme tout le bien que l’on pense de cet artiste.

Le triomphe des nains

Nous évoquions la duologie qu’est Le triomphe des nains – L’intégrale. Plus précisément, celle-ci se compose de L’enfant perdue, puis de La Prophétie elfique. La première partie devrait étonner les féru(e)s de toujours de cette licence. L’action se trouvant au second plan, voire au-delà. Une approche bien sentie, tant l’on a trop souvent droit à des suites tirant sur la corde et où les auteur(e)s ressortent encore et toujours un procédé similaire de tome en tome. Que ce soit par manque d’originalité ou car elles/ils pensent qu’il faut constamment sortir la même chose pour plaire. Vu que cela a fonctionné au moins au départ.

Mais la fraicheur est bien plus importante pour nous. Et Markus Heitz se renouvelle justement. On a envie de dire, au même titre que son héros Tungdil. De retour suite à deux cent cinquante cycles solaires dans l’abîme de Phondrasôn, où il en a bavé. Si bien qu’il ne veut pas entendre parler de conflits, ne désirant plus que le repos. Cette nouvelle facette collant au ton de ce segment apaisé, on se demande lequel a inspiré l’autre entre l’auteur et son personnage. Heureusement pour ce dernier tout semble bien se dérouler au sein du Pays Sûr.

Néanmoins il sera loin de ne rien se passer. Déjà car l’on se pose continuellement des questions sur Tungdil. Et tout autant sur la petite fille trouvée dans les Montagnes Grises. Dotée de pouvoirs, celle-ci influera sur les décisions prises par le pouvoir. Si bien que l’on se demande si elle n’est pas là volontairement, afin de transformer en cauchemar cette ère de paix.

Dans la seconde partie, cette période semble plus que jamais en péril. Un enchanteur proposant un échange simple. Soit on lui livre la fillette, Sha’taï. Soit il envahit les lieux. Les nains pourraient bien remédier à cette menace, mais leurs soupçons sur les enfants d’albes ne les y incitent pas. Ce sera donc à Tungdil de trouver une solution. En partant cette fois dans une quête épique. Changeant la donne par rapport au tome 1 de cette intégrale. Et la méfiance envers lui, s’y trouvera de plus en plus grande.

Le triomphe des nains

Conclusion

En mêlant une phase faisant sortir le public de ses habitudes, à une ancrée dans la licence, Le Triomphe des Nains – L’intégrale surprend et évite la lassitude. Ce qui fonctionne d’autant mieux.