Test du jeu de cartes Yogi

On connait bien Behrooz « Bez » Shahriari, auteur de nombreux excellents jeux de société. D’ailleurs l’on évoquera bientôt Wibbell++. D’autre part, l’on a l’habitude que Gigamic sorte des divertissements de ce même niveau. Si bien que lorsque les 2 sont réunis pour Yogi, ça nous parle.

Yogi

Pour beaucoup, Yogi fait forcément songer à un ours. Mais avec ce jeu, on se tourne carrément davantage du côté de l’esthète du yoga. Les Dhalsim en herbe posséderont un avantage, tant il s’agira de mettre sa souplesse en exergue pour l’emporter. L’ultime participant(e) qui réussit à tenir sa pose évolutive, étant désigné(e) gagnant(e).

Tout d’abord, l’on installe les 2 porte-cartes de manière à ce que les joueuses/eurs puissent par la suite en tirer un élément, sans ce que cela ne s’approche rapidement de l’impossible. On peut ainsi tirer à son gré dans celui désiré. Plus l’on avance dans la partie, plus il devient compliqué d’extirper une carte. On n’hésite donc pas à mettre en difficulté un(e) adversaire, en piochant dans le support le plus évident pour elle/lui.

On évolue au tour par tour. Chacun(e) réalisant l’action demandée par sa carte. La subtilité vient de l’obligation de l’effectuer du début à la fin, sans quoi l’on est éliminé(e). Si bien qu’au fur et à mesure, l’on devra effectuer de nouvelles actions. Tout en continuant celle(s) déjà imposé(e)s, comme nous l’indiquions. Autant affirmer qu’il faut bien s’assouplir avant.

Néanmoins certaines requêtes sont simples. D’autres impliquent un effort supplémentaire. Mais surtout, la combinaison d’une improbable doublette peut vous faire lâcher prise. Si vous croyez n’avoir que des mouvements à faire, vous aurez l’agréable surprise de découvrir les demandes mettant en scène des cartes. Elles compliquent la situation, mais les pimentent tout autant. Devoir tenir une carte sur une partie de son corps, qui évidemment n’est pas stable s’avère complexe.

Yogi

Pour renouveler l’expérience, Yogi propose une variante sadique. Cette dernière porte bien son nom, puisque l’on y détermine l’action qu’un(e) adversaire doit accomplir, parmi les 2 que l’on a en main. Attention au retour de bâton, celles et ceux que vous aurez mis en mauvaise posture, tant dans la partie, qu’éventuellement dans la pose ridicule, pourraient se venger et se liguer contre vous.

Une variante en équipe existe également. Ce que l’on recommande pour les grandes assemblées, un groupe comptant pour un(e) joueuse/eur. On peut ainsi être plusieurs à tenir durant longtemps, de quoi conserver une sécurité au cas où l’un(e) lâche. Cependant l’on pourra tout aussi bien n’en déterminer qu’un(e) seul(e), en reposer certain(e)s… Tandis qu’un(e) autre membre pioche. Que l’on évolue en version classique ou sadique. La stratégie est donc de mise.

Yogi

Les cartes de Yogi ont beau s’avérer ultra résistantes, et l’on ne plaisante pas sur cette affirmation, elles profitent d’une boite encore plus renforcée. Celle-ci étant en métal et juste superbe. Pour en revenir aux cartes, elles bénéficient d’illustrations rigolotes et immensément référencées. Simon Caruso proposant un large éventail de thèmes. Histoire, jeu vidéo, cinéma…Précisons d’ailleurs que les images ne sont en aucun cas obligées d’être suivies à la lettre par les concurrent(e)s. Vous pouvez très bien vous placer autrement, tant que l’instruction est respectée. Porter une carte à l’aide d’un objet, sans non plus la bloquer sous un amas de scotch…

 

Conclusion

Délirant de base et permettant d’accroître l’amusement en variante sadique, Yogi est typiquement le jeu à sortir n’importe quand, avec qui que ce soit. Les règles sont simples, si bien qu’on le sort, joue et s’amuse instantanément.