Test du jeu de société Chapito

Vous n’êtes sûrement pas sans vous rappeler la critique de Topito, jeu de Marco Teubner sorti à l’époque chez Korea Board Games. Bonne nouvelle, s’il vous intéressait, il est désormais disponible chez Gigamic. Ceci avec une localisation française, le transformant en Chapito.

Chapito

Nous glissions un « Bonne nouvelle », cependant cela reste à vérifier. Chapito se dresse avec tout son beau petit monde, ayant une étonnante propension à vouloir effectuer tous ses numéros de manière acrobatique. Le but étant de reproduire avec les pièces représentant les membres du cirque, les images des cartes.

Lorsque l’une ou même plusieurs de nos cartes simultanément, sont reproduites, on lancera un « photo », annonçant qu’il faut rester en place et vérifier nos dires. Si la ou les figures sont exactes, on gardera la ou les cartes en question. Sept sont nécessaires pour l’emporter.

Chapito

Avant toute chose, l’on disposera les 3 podiums. Ceci sans trop les rapprocher, afin d’éviter que l’éventuelle chute d’une structure n’entraine inévitablement celle des autres. Ainsi que pour donner un peu de défi, lorsque l’on en portera une des compositions, sur un bloc déjà disposé. Concernant la distance, il s’avère amusant de la changer, afin d’offrir différentes difficultés.

Néanmoins, Chapito relance déjà de base constamment son intérêt, via des cartes délivrant des indications très différentes. Certaines offrant diverses résolutions, tandis que d’autres n’en ont qu’une. Chaque joueuse/eur démarrant avec 4 d’entre elles. D’ailleurs à chaque carte en moins car gagnée ou perdue, ce qui arrivera si l’on est maladroit(e), on se servira afin de toujours en posséder un quatuor.

Les 9 blocs composant les gens de ce cirque, le seul méritant d’exister malgré la présence d’animaux, étant eux laissés à disposition. Lors d’un tour, et c’est ainsi que la/le plus clown d’entre vous procédera pour le lancement de la partie, on pourra tout simplement prendre l’une de ces pièces et la placer sur le podium de son choix. Ensuite, tout sera permis dans le déplacement, attention pas dans la disposition. Ces joyeuses/eux drilles conservant leur position verticale et ne se retournent pas.

Il sera ensuite envisageable de poser un(e) membre libre sur un bloc déjà en place, voire une structure constituée de plusieurs éléments. Toutefois cela devient plus retors, quand l’on prend une de ces structures en tout ou partie. Avec la nécessité de la porter par le bloc du bas, par rapport à ce que l’on aura pris. Exemple, si la tour faisait 3 blocs, mais que l’on n’en prend que 2, celui du centre sera celui par lequel on attrapera ce combo. Ceci afin de le disposer un podium libre, une pièce déjà positionnée ou encore une suite. Si on le prend intégralement, on le portera par celui du bas.

Continuons en restant sur l’idée de 2 blocs, en imaginant qu’on les additionne à une figure en trio. Le porté ne sera déjà pas pratique, pire encore si vous en tenez au moins une triplette. Alors pour les poser, cela peut vite entrainer une avalanche. Tant de blocs dégringolant, que de rires. Surtout qu’au fil des déplacements et nouvelles combinaisons tentées, les figures deviendront de moins en moins sûres, avec forcément des décalages s’intensifiant.

Nous l’affirmions, l’intérêt est constamment relancé par les cartes, proposant 48 défis variés. Qu’il s’agisse d’une disposition claire et nette. Par exemple, de 3 personnages devant être placés dans tel ordre, sur n’importe quel podium. Ou au contraire d’avoir des demandes précises sur la rondelle où placer sa structure.

D’autres quémanderont d’avoir tel(le)s membres, pouvant cependant être séparé(e)s par d’autres. Ouvrant de plus larges possibilités et n’obligeant pas à avoir toujours la même configuration. Le suspens y gagnant ainsi énormément. Puisque cela évite au bout de quelques parties, de deviner les cartes détenues par ses adversaires. La stratégie s’y voyant tout autant galvanisée.

Justement à propos de cette dernière, il s’avèrera aussi possible d’exécuter plusieurs dispositions montrées par nos cartes, en une seule structure. Ainsi l’on pourra très bien avoir 2 blocs s’enchainant, formant une figure. Tandis qu’une pièce en bas de ce duo, puis n’importe quelle autre en position 4, sera suivie d’un membre en N5 permettant d’effectuer une des représentations. Ceci grâce à la possibilité d’avoir quelconque pièce entre chacune de celles indispensables.

Chapito

L’un des points forts de Chapito, étant d’avoir su mêler l’illustration, au ludique. Les blocs sont loin d’être identiques dans leur forme et savent correspondre aux dessins si mignons de Marie Cardouat. Comme ceux du lion, où l’on a l’impression de tenir sa crinière et le Monsieur Loyal en T, à l’instar de sa pose. Ainsi, les surprises et la rejouabilité sont omniprésentes, via des formes différentes. Tout en sachant les associer à l’aspect visuel. Ce que l’on apprécie particulièrement.

Chapito

Conlusion

Chapito contient les 2 atouts phares de n’importe quel jeu. D’une part, son ouverture à tout le monde. Les moins habiles y trouveront là un chouette exercice ludique. Intéressant pour les enfants mais pas que. Tandis que d’autre part, il possède une grande rejouabilité, grâce à un amusement éminemment tactique, renforcée par la variété des blocs et la difficulté allant avec. N’hésitez pas à vous procurer le jeu via la lien Amazon plus haut pour soutenir le blog 😉