Critique du roman Moi, quand je me réincarne en Slime T4

Avant le pendant manga de Taiki Kawakami et bien entendu son adaptation en anime, il y avait évidemment l’histoire originelle de Fuse, aux personnages dessinés par Mitz Vah. Que l’on retrouve traduite par Chloé Bardan, avec désormais l’arrivée de Moi, quand je me réincarne en Slime T4, également chez Kurokawa.

Moi, quand je me réincarne en Slime T4

Ce nouveau volume portera une identité politique très forte. Car si bien entendu il s’agit d’un élément que l’on croise fréquemment dans la licence, elle s’octroie une ample place toute particulière ici. Désormais en tant que nation prête à s’établir, la ville des monstres doit en passer comme pour celles de notre vie bien réelle, par des liens forts avec ses voisines. Les soutiens politiques s’avèrent indispensables, Limule et sa bande s’en vont donc tenter de tisser des alliances. Aspect que l’on apprécie dans le manga, mais qui forcément s’en trouve réduit. On profite ainsi du roman pour découvrir une identité politicienne, avec ses tractations et relations, forte et passionnante.

La dimension combat est aussi au rendez-vous. Et profite elle de ces écrits étendus, pour intensifier la saveur jeu de rôle de la saga. On nous développe notamment les réflexions par rapport à telle utilisation élémentaire, face à tel type d’opposition. Tout comme lors de nos parties de RPG. Afin d’obtenir la meilleure efficacité face à nos adversaires. Des passages diamétralement différents de l’édition manga, par l’intermédiaire de cette structure. Et si comme nous vous adorez quand de telles scènes s’inscrivent dans de précises descriptions, vous y accrocherez grandement. D’autant plus si la touche rôliste vous parle, sa profondeur accrue vous happera davantage encore. En profitant même de statuts de protagonistes avec statistiques sur diverses catégories, nous plongeant dans un JDR.

Tout comme les fourmis, Moi, quand je me réincarne en Slime T4 est attirer par le sucre. On a l’habitude que la franchise se teinte de gourmandises sucrées. Qui d’ailleurs ne fonctionnent pas avec nous, tant ce n’est absolument pas à notre goût. En revanche quand cela se mêle à un peu d’humour et de slime, pour l’ancrer d’autant plus dans la série, cela nous amuse. Mais avec les problèmes alimentaires durant l’aventure, personne ne risque de cracher sur un chou trop sucré. Par conséquent l’ambiance de famine plutôt salée, que nos protagonistes comptent adoucir via des recettes sucrées, sait mêler le dramatique et le déjanté.

Au cours de l’ouvrage, on aura en sus droit à plusieurs illustrations en noir et blanc signées Mitz Vah. En plus de la double-page début, en couleur.

Conclusion

Entre sauvetage et politique, côtés sérieux et touchants, le tout se mêlant à une douce folie, Moi, quand je me réincarne en Slime T4 pousse toujours plus loin les sujets sociétaux avec une forte émotion. Dans un univers pouvant vite devenir complètement barré. Laissant penser que les gens ingurgitent trop de sucre au goûter.