Chronique jeu de société Caravelle et dentifrice

Il s’avère de plus en plus rude de trouver un titre pour ses œuvres. Parfois même, c’est pour nous que cela devient compliqué de les retenir, tant il faut chercher loin. Avec Caravelle et dentifrice (Éditions Milan), première sortie de la collection Mes Jeux P’tits Docs, l’originalité du nom de la création de Michel Langlois et Dominique Breton, illustrée par Léo Louis-Honoré, nous reste en tête. Soit une invention déjà marquante.

Caravelle et dentifrice

Une appellation originale, comme finalement souvent celle d’une invention. Ce qui tombe pile-poil, puisqu’au travers de ce JDS, on en apprendra sur une myriade de créations, au fil des âges. D’ailleurs en parlant d’âges, on peut y participer dès 6 ans et jusqu’à pas d’âge justement. Tant il y a toujours à savoir, tout en se détendant.

Enfin on vous conseille de ne pas rester trop détendu.e.s. Puisque les 2 à 4 inventrices/eurs que nous serons, devront se dépêcher au cours de cette fortuite course aux inventions. Durant le Grand Concours annuel réunissant le gratin du genre, il a encore fallu qu’un inventeur tente le coup d’une machine à remonter le temps… Mais le pire est qu’elle fonctionne ! Car à cause d’elle, nous nous retrouvons projeté.e.s à la préhistoire. Afin de revenir chez nous, nous devrons collecter sur plusieurs époques, diverses inventions ayant révolutionné le monde.

Ces époques (préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge, Renaissance, Temps modernes, époque contemporaine et enfin aujourd’hui) qu’on traversera via le plateau commun. L’arrivée signalant la conclusion du jeu, mais pas la victoire. Elle obtenue par l’inventrice/l’inventeur, constituant la plus longue frise, à partir des inventions qu’elle/il aura récupérées. Pour ce faire, à notre tour on aura l’occasion de jouer une de nos cartes. Toujours un quintet à disposition, en piochant après la défausse de l’une. Soit on avancera, en cherchant absolument à atterrir sur une emplacement invention, afin de récolter un morceau d’invention justement.

Néanmoins, en vue de s’en accaparer, encore devra-t-on la substituer contre des ressources. Divers éléments naturels qu’on retrouve sur nos cartes. Demandant ainsi une gestion de main maligne, mêlée à celle de ses déplacements. Tout en piégeant sa/son/ses concurrent.e.s.
Y compris dans la course aux inventions, puisque les 7 « grandes » rapporteront de plus longues pièces, que les 18 inventions bonus. Dont caravelle et dentifrice. Cependant le choix aurait pu se porter sur d’autres présentes dans le jeu, comme biface en silex et frites. Ou encore profiteroles et papier toilette. Peut-être même doit-on parfois y voir un lien…

On les retrouve d’ailleurs dessinées par Léo Louis-Honoré sur les pièces, agrémentées d’une information sur chaque. Un bon moyen de nous enseigner simultanément.

Conclusion

L’identité de documentaire de Caravelle et dentifrice pleinement imbriquée dans celle ludique, mêlant gestion de main et déplacement, inaugure avec brio la gamme Mes Jeux P’tits Docs.