Chronique jeu de société Conquêtes

Le jeu de Cesare Mainardi, illustré par Gaël Lannurien sous la direction artistique de Benjamin Treilhou, s’avère déjà symbolique pour Atalia. Puisque le distributeur a décidé de conquérir (désolé) le monde de l’édition et plus seulement de la distribution, en débutant via Conquêtes.

Conquêtes

Finalement, pourquoi chercher compliqué, quand on peut faire simple ? L’étonnement est même de mise sur la disponibilité d’un tel nom, pour ce style de jeu. Car Conquêtes nous proposera tout bonnement de conquérir des territoires du globe entier. Mais, et c’est un argument important pour beaucoup chez ce genre de JDS, avec des parties plutôt rapides. Gonflant évidemment en temps si on est 4. Pour grosso-modo du 15 à 45 minutes.

Sur la carte du monde visible par toutes et tous, figurent diverses régions. Qui lorsqu’elles sont adjacentes, forment des territoires. Justement, notre objectif sera de réunir devant soi des cartes à région l’étant, en vue de posséder le plus grand territoire. Chaque lieu le composant apportant un point et si on en détient en main un ou des doublons, on remportera un point de plus pour chaque élément du genre. Le plus haut total signifiant la victoire. Pour ce faire, nos armes seront nos cartes région. Sachant qu’on évolue à tour de rôle, au cours de notre séquence on récupèrera déjà automatiquement une carte. Suite à quoi on accomplira une des 3 actions envisageables.

Soit d’en piocher 2 nouvelles, important dans la gestion de sa main à plusieurs égards. Notamment car une des autres possibilités, est de placer sur notre espace une région encore disponible. Si un.e adversaire en a une identique devant elle/lui, on ne pourra faire de même.

Conquêtes

Toutefois, la 3e action confiera l’opportunité de tenter de lui piquer et l’inclure dans son territoire. Lui-même continuellement menacé. L’affrontement verra ces 2 cartes opposer leur valeur indiquée, plus celle de la ou des cartes qu’on souhaite ajouter comme renforts. Sachant que ces derniers seront défaussés. La tactique et le bluff entre la quantité d’éléments qu’on y jouera et leurs capacités, prendra alors le dessus. Et seule un résultat supérieur permettra à l’offensive de l’emporter. Sans quoi, les 2 resteront à leur place. Mais quoi qu’il arrive, la défense tirera un maximum de 3 cartes de la pile et 2 au plus pour l’attaquant.e, dans la foulée. Toutefois moins évidemment si vous en avez joué une quantité en-deça.

Gaël Lannurien vient lui conquérir notre regard, avec un côté historique par les personnages qu’on peut distinguer sur Conquêtes. Tout en proposant une mappemonde et sa reproduction morcelée sur les cartes région, simples et attrayantes au niveau des coloris.

Conclusion

Aisé à comprendre pour une telle catégorie, Conquêtes, en plus de ses qualités intrinsèques en faisant un très bon jeu, ravira aussi les hésitant.e.s des divertissements du style pouvant souvent faire peur dans les règles, les durées… Avec en sus la possibilité d’enchaîner des parties par sa rapidité, sans galvauder la stratégie