Chronique livre Alien La Mécanique de la Peur

Dans l’espace, personne ne vous entendra lire ! On espère bien qu’à la bibliothèque ou ailleurs non plus, sauf lecture publique. Une lecture s’exécute en silence pour mieux angoisser, à l’instar du premier film de la saga réalisé par Ridley Scott. Celle-ci que Marvin Montes scalpe finement, sur Alien La mécanique de la peur (Third Éditions).

Alien La mécanique de la peur

Avec ce titre, l’auteur annonce la couleur ! Par le biais de son documentaire, très poussé on peut déjà le confier, il cherchera, au-delà de l’évocation concrète des longs-métrages, à s’introduire dans le système de frayeurs ressortant de la franchise. D’ailleurs, on pourrait même l’intituler au pluriel, tant plusieurs mécaniques sont distillées. Ce qu’il nous démontrera, non sans analyse humaine, par des sujets touchant à notre société. Avec ces hantises, parfois sordides, parfois de l’inconscient, retranscrites par le biais de l’Alien, puis des xénomorphes. Avec toutes les craintes de l’obscure, du réveil et on se demande bien ce qu’une créature s’infiltrant partout, corps compris, peut accomplir durant notre sommeil… Des éléments auxquels on nous renvoie directement au travers du sextet cinématographiques, mais également des plans historiques. Historiques particulièrement du 7ème Art.

Ceci à l’instar du développement de chaque épisode. Où avant de vraiment pouvoir concevoir une telle licence, tant à l’époque pour les personnes autour et celles l’ayant laissée de côté, que soi-même aujourd’hui, le contexte s’avère primordial. Ce dont on bénéficie, du point de vue du ciné bien sûr, mais pas uniquement. Notamment au sujet de la science-fiction, peu importe son genre. En retraçant son évolution littéraire au préalable. Puis les divers soubresauts. Un aspect mouvementé que connaît bien Alien dans son parcours. Toujours ces aventures passionnantes que l’on retrouve lors d’une penchée détaillée au sein d’une œuvre. Avec sa genèse, puis la descendance de cette « Mother » et tous les « Et si… » qu’on peut se poser. Tant des détails font atterrir et bringuebaler les scénarios et les multiples personnes travaillant sur l’un ou l’autre des films, voire auraient pu, mais également celles d’en haut la mettant à mal.

Alien La mécanique de la peur

Et que dire des suites ou pas suites, ah mais elle et lui on ne les tient au courant. Ou en tout cas on n’en veut pas, puis elle et il feront semblant de ne rien savoir devant les médias et le public, pour qu’on cède sous la pression. Et éventuellement raque un maximum, pas vrai Sigourney Weaver ? Car comme toujours, d’autant plus sur une longue distance, avec tant de volets, c’est une grande et tumultueuse histoire humaine là aussi. Avec des rebondissements et angoisses dignes d’Alien, le huitième passager. Voyant ainsi de nouvelles têtes faire grandir la famille, entre la fantastique Winona Ryder, Jean-Pierre Jeunet; James Cameron, affection personnelle car j’ai sa figurine depuis enfant : Lance Henriksen en Bishop et bien d’autres…

Toujours plus distinctes dans les approches, les jaquettes dévoileront avec Mathieu Bablet l’amalgame entre organique et métallique propre aux créatures hantant la famille Ripley. Tandis qu’Alien La mécanique de la peur First Print, offre une plongée comics action avec le mythique exosquelette via Daniel Warren Johnson. Les bandes dessinées qui seront soulignées, de même que les jeux vidéo. Moins que les 6 films, sans pour autant en omettre leur importance.

Conclusion

Très détaillé, empli d’anecdotes sur les films, leur conception concrète, mais également les entre-deux palpitants, c’est à la fois un décryptage des angoisses suscitées auquel nous avons droit. Alors n’ayez pas les chocottes d’ouvrir Alien La mécanique de la peur !