Critique du manga Sarissa of Noctilucent Cloud T1

Débutée au Japon en 2017 et toujours en cours, Yakou Kumo no Sarissa démarre en France grâce à Panini Manga. Avec un nouveau nom, Sarissa of Noctilucent Cloud T1, pour l’œuvre de Miki Matsuda au scénario et Kome au dessin, avec des traductions d’Akiko Indei et Pierre Fernande.

Sarissa of Noctilucent Cloud T1

Shinobu, adolescente pouvant sembler tout ce qu’il y a de plus classique, ne l’est pourtant pas vraiment. Si se sentir invisible arrive chez de nombreuses personnes et d’autant plus à ces âges, en ce qui concerne la jeune fille il s’agit d’une réalité. Sa tendance à passer inaperçue aux yeux de tout le monde, devient invivable pour la très réservée étudiante. Capable de se rendre complètement invisible à sa guise. Néanmoins, on ne peut pas dire qu’elle en joue. Au contraire, son sentiment d’être inutile pour quiconque et même de s’avérer délaissée par ses proches, la mine d’autant plus.

Cependant, on n’aura pas trop le temps de la voir dans cet environnement, puisqu’elle se retrouve enlevée recrutée par une organisation, ayant besoin d’elle pour sauver le monde, voire plus encore. Des créatures extrêmement fortes et malignes, menacent l’humanité et doivent être stoppées. Sa capacité d’invisibilité peut être employée pour s’en occuper, en s’alliant à un pilote d’avion qui lui aussi possède sa « différence », par rapport à la majorité de la population. Mais se retrouver propulsée dans la stratosphère supérieure, à bord d’un engin si puissant et innovant, n’est pas si commun. D’autant que ses doutes lui pèsent dessus. Et plus encore par son caractère plutôt renfermé, bien qu’elle soit plutôt gentille. Pourtant, comment réagir face à un tel chamboulement tous azimuts ?

Les surprises continueront, puisqu’elle n’est pas la seule à bénéficier de pouvoirs. Les Fireballs, comme ces personnes sont appelées, sont enrôlées par cet organisme militaire pour contrer l’adversité. En tant qu’ouverture, Sarissa of Noctilucent Cloud T1 nous en fait découvrir progressivement. Permettant d’apprendre à propos de leurs qualités surhumaines et leur personnalité. Mais également sur l’alliage des 2. En somme, la difficulté découlant du fait de détenir de telles habiletés, qui ne s’avèrent finalement pas forcément des cadeaux.

Graphiquement, Kome surprend par une approche assez épurée dans ses protagonistes. Tandis que les véhicules et créatures, proposent de minutieux et nombreux détails. Un contraste d’autant plus saisissant. D’ailleurs parmi les moult bonus, on retrouve des croquis précis, accompagnés de riches explications. En outre, on a droit à un chapitre sur l’avion le Tonnerre Bleu. Entre précisions techniques et humour, avec un style visuel super déformé. Enfin, Miki Matsuda délivre une ample quantité de notes au terme du manga, qui renvoient à diverses pages. En vue d’en apprendre beaucoup plus sur l’univers.

Conclusion

D’emblée, Sarissa of Noctilucent Cloud T1 nous accroche déjà par son alchimie entre science-fiction avec des mechas attirants et questionnements/sentiments que les personnages ressentent/subissent. Tant entre eux, qu’eu égard à leur spécificité surnaturelle personnelle.