Critique du roman Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs

La cohabitation entre la nature et la technologie s’avère à l’épicentre de l’histoire de Guillaume Le Cornec et Romain Veilletet. Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs, nous faisant vivre une investigation amalgamant ces deux aspects, à première vue aux antipodes.

Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs

Un peu à l’écart dans leur vie quotidienne, tant avec leurs camarades, que dans leur famille respective, Emma et Lucas ont une passion qui n’est plus tellement d’actualité chez les adolescent(e)s. En effet, les deux compères adorent passer leur temps au Jardin des Plantes de Nantes. Les téléspectatrices/eurs de longue date de Télénantes penseront forcément à Folies Botaniques. Et plus encore en lisant la postface de Romaric Perrocheau. Mais revenons-en à ce qui se déroule durant Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs, avant d’en arriver là.

Emma est elle une geek des plantes. Là où sa sœur, quasiment une inconnue pour elle, l’est également mais au niveau des ordinateurs et autres. Tandis que les relations avec ses parents sont quasi nulles. Cette dimension familiale sera importante, sans pour autant forcer le trait. Au même titre que Lucas, qui se sent lui notamment déraciné. Les deux passages où les auteurs nous en apprennent beaucoup d’un bloc sur sa situation, sont des moments forts.

Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs

Dans un monde où les nouvelles technologies, terme tellement employé que l’on ignore son réel sens, vont bon train, les plus immenses fortunes savent souvent se servir d’un sujet naturel, pour se faire bien voir. Et par la même occasion, réussir un coup tant commercial, que financier. On peut songer ainsi lorsque le milliardaire Jérémy Hookman, l’inventeur du moteur de recherche Hookle, annonce son application Vegetals ! Qui de prime abord, semble pouvoir entraîner la population à jardiner, par le gain qu’elle en tirerait pécuniairement. Et même si cela est tendancieux,  au final davantage de plantes sera un bien pour la planète. Même si l’on se doute que l’homme crochet s’offre là un green washing de première classe. Cependant si tout s’effectue sérieusement et dans le respect de la nature, l’outil reste intéressant et peut susciter des vocations.

Simultanément, la végétation du Jardin des Plantes de la plus belle ville au monde (ndla : attention prochainement la chronique d’un livre en partie dans la Sarthe, sans oublier que Romain Veilletet est originaire d’Orléans, en somme de nouvelles informations pour vos voyages) connait de très gros problèmes. Et ce ne sont pas n’importe quelles plantations qui sont touchées, alors le hasard… Notre doublette se lance dans ses Enquêtes aux jardins. Les empoisonneurs étant forcément de la partie. Surtout que le récemment rencontré Jean-Marie James Écolloyd, leur confiera certains secrets, qui leur mettront la bouture à l’oreille.

Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs

Dès cet instant le duo, qui d’ailleurs se transformera en trio grâce à un jeune garçon que l’on vous laissera découvrir, se lance dans un espionnage non feint. Car pour surveiller ce qu’il se déroule en ces lieux en pleine nuit, mais aussi chez JMJE suite à sa disparition, il faudra faire appel à la… technologie ! Et pour en découvrir davantage sur ce qui se trame derrière ce complot, l’on aura droit à un certain rapprochement humain, par le biais d’une alliance entre la botanique et l’informatique. On ne vous en révélera pas plus à ce sujet. En revanchez, sachez que l’enquête est très mouvementée. L’action est du genre à nous faire passer du tac au tac. Avec des scènes haletantes, surtout lorsque l’un des personnages est éloigné et que les autres y assistent incrédules à distance via la caméra.

Conclusion

Le parallèle entre le rapprochement familial et celui de la résolution de l’enquête, qui associent nature et technologie, s’avère un puissant message transmis par Enquêtes aux jardins : Les empoisonneurs. Car si l’on croise malheureusement toujours des énergumènes avec de mauvaises intentions, les 2 se complètent en réalité. Et il ne tient qu’à nous d’en faire autant, pour le meilleur de la planète et de chacun(e) d’entre nous. Ce que l’on retrouve pleinement ici, au sein d’une palpitante investigation, où l’émotion ressort également par l’impact social très présent.