Critique du roman Exploration – La Longue Traque # 2

Paré(e)s au décollage afin de poursuivre la première aventure dans un univers space opera, contée par D. Nolan Clark ? C’est parti pour Exploration – La Longue Traque # 2 !

Exploration - La Longue Traque # 2Volontairement, on ne peut révéler les évènements du tome précédent. Car évidemment, si à la suite de cet article, vous avez envie de lire Exploration – La Longue Traque # 2, n’hésitez pas à débuter par le premier volume. Mais l’on va tout de même vous glisser quelques clés. Notamment si vous le connaissez, afin de savoir ce qu’il en est de sa suite. On retrouve ainsi Aleister Lanoe, ayant juste envie d’annihiler complètement le monde des envahisseurs. Un sacré but et plus que jamais destructeur. Cela est loin d’être évident et il faut en passer par des chemins pas si directs.

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, ce n’est pas le point d’arrivée qui compte, mais le voyage. Justement, Exploration – La Longue Traque # 2 confirme l’adage. Tout au long de cette aventure, l’on aura droit à de nombreuses séquences personnelles. Des interrogations sur soi-même, des conversations très intimes… Ces liens plus ou moins poussés entre les personnages nous accrochent davantage à notre lecture. Et évidemment, l’on s’attache ou est révulsé(e) par tel(le) ou tel(le) autre protagoniste. Ce qui accentue d’autant plus l’envie de suivre cette aventure humaine.

Exploration - La Longue Traque # 2

Enfin humaine… Forcément dans un space opera, il y a quelque chose que l’on attend. Croiser des gens d’un peu partout. Peu importe leur planète. Peu importe s’ils sont des êtres vivants ou des robots. Enfin ne dites pas devant un robot qu’il n’est pas un être vivant, on ne sait jamais comment il peut réagir. Cette présence d’entités toutes plus différentes les unes que les autres est déjà intéressante en soi.

Bien sûr, lorsqu’elles se mêlent l’effet s’accentue. Découvrir le malaise lors de la rencontre entre deux, de par l’hésitation sur les codes à suivre, est un régal. On peut y sentir la volonté de ne vouloir vexer. Il faut dire que l’on risque de déclencher une guerre intergalactique si l’on exécute un geste commun de politesse dans son monde, mais signe véhément chez un autre. Tandis que si des liens davantage noués existent, on peut également y voir certaines réactions marquantes.

Au-delà de cette facette sociale, on a également droit à des moments davantage tournés vers tout le côté spatial. Ainsi que guerrier, pas forcément à bord d’un vaisseau d’ailleurs. Du face-à-face poignant figure au menu d’Exploration – La Longue Traque # 2. Au sein de ce type d’affrontements, on retrouve aussi une grande dimension humaine. Les questions existentielles fusent avant, pendant et après. D. Nolan Clark n’évolue clairement pas dans l’action facile et l’on adore ça !

Tout comme les détails futuristes au niveau du matériel. De nombreuses descriptions des multiples technologies, qui permettent de réellement imaginer l’univers dépeint par l’auteur. Il ne faut pas le faire avec tout dans la littérature. Mais cela est essentiel de suffisamment s’en occuper à propos de tels outils. On apprécie grandement avoir une idée concrète de chaque gadget. Ne serait-ce que quand un système de communication est finement décrit, on l’a directement à l’esprit, Et pour aller plus loin dans cet imaginaire visuel, la percutante couverture de Pierre Santamaria nous aide encore plus.

Conclusion

Exploration – La Longue Traque # 2 mélange les aspects que l’on apprécie retrouver dans un space opera. En somme, de la profondeur dans l’aspect science-fiction, mais aussi dans la sensibilité des personnages et toute la dimension relationnelle.