Critique du roman La Croisade éternelle # 1 – La Prêtresse esclave

Déjà connu pour L’empire électrique, Victor Fleury se lance désormais dans une saga : La Croisade éternelle. Dont le premier tome, La Prêtresse esclave, vient de sortir.

La Prêtresse esclave

Sous ce nom pouvant sembler mystérieux, La Prêtresse esclave, se cache Nisaba. A priori, l’on pourrait éventuellement songer qu’une prêtresse, plutôt bien placée, n’aurait pas un rôle d’esclave. Ou à la rigueur, figurer parmi celles vivant plutôt bien aux côtés de nobles familles. Et dont le titre de la fonction, ne renvoie finalement en rien à ce que l’on imagine généralement.

Notre héroïne est d’ailleurs plus que hautement située dans la société, puisqu’elle sert l’héritier royal, Akurgal. Malgré toute la rancœur dont elle peut faire preuve envers la famille de celui-ci. Et y compris par rapport à ce dernier. Sans qu’il ne s’agisse d’une révélation vous gâchant la lecture, sachez que l’on se rend rapidement compte d’un certain trouble entre les 2. Les meilleur(e) ennemi(e)s ? On fait du mal à l’autre, pour lui faire comprendre que l’on éprouve des sentiments particuliers ?

La Prêtresse esclave

Plus exactement, la prêtresse esclave est une oblate. Soit une esclave sacrée, qui par l’intermédiaire des pouvoirs d’Akurgal, est directement reliée à lui par un sens bien particulier. Justement assez tôt dans l’histoire, l’on découvre un casting pour recruter un nouvel oblat. Une séquence saisissante, tant par son mélange de stratégie intellectuelle et d’action dynamique. Que par les importants morceaux de personnalité que l’on nous dévoile, sur les principales/aux protagonistes. Ainsi que le danger qui guette constamment à leur porte.

Le système d’oblat(e)s est grandement intéressant. Son bénéficiaire en profite ainsi notamment pour se reposer, profitant de la forme de ses esclaves particulières/iers. Qui pourront énormément en souffrir. Physiquement certes, mais aussi moralement. Car quand Akurgal part en croisade, le triumvirat d’oblat(e)s en verra de toutes les couleurs. Puisqu’en traversant l’empire, les vices de leur chef seront également renvoyés dans le corps de chacun(e). Surtout celui de la chair. Entre l’oblat qui verra ses nuits de folie. Ou encore Nisaba, qui elle ressentira concrètement ce qui se passe. De quoi accentuer la relation tumultueuse entre la prêtresse esclave et l’héritier.

La Prêtresse esclave

Avec au milieu de tout cela, l’éloignement de celle-ci avec son enfant, resté au royaume. Elle et tout l’entourage lors de cette croisade, devront pourtant protéger l’homme. Bien que l’on se dise que si jamais il lui arrivait quelque chose, cela ne dérangerait pas tout le monde. Et encore moins les nombreuses/eu ennemi(e)s rencontré(e)s. Akurgal étant loi de faire l’unanimité, on l’a découvert dès le début. Attention aux trahisons !

Même si énormément d’artistes sont capables de proposer de formidables illustrations, l’on retrouve comme par hasard derrière celle de La Prêtresse esclave un certain Émile Denis. De quoi assurer d’emblée une couverture de grande qualité, comme on peut le confirmer à présent.

Conclusion

La Prêtresse esclave nous fait rapidement accrocher à La Croisade éternelle, à partir de l’instant où l’on découvre la mécanique entre les oblat(e)s et leur commanditaire. On a alors soif d’en apprendre davantage sur les répercussions, tout en découvrant les relations se tisser. Et en arrière-plan, des menaces se tramer.