Critique du roman Une Étude en Soie – Baskerville #1

L’univers de Sherlock Holmes connait un certain regain depuis quelques années. Celui-ci perdure avec la vision d’Emma Jane Holloway, dans Une Étude en Soie – Baskerville #1.

Une Étude en Soie – Baskerville #1Au-delà de Sherlock, Une Étude en Soie – Baskerville #1 se penche sur une toute nouvelle protagoniste. Evelina Cooper, qui n’est autre que la nièce du résident du 221B Baker Street. Celle-ci pense pouvoir profiter de sa première saison dans la cité londonienne, en cette année 1888. Plus précisément, ses débuts du côté de la haute société. Elle qui est loin d’en faire partie. Mais par l’intermédiaire de son amie Imogen, elle peut effleurer ce rêve.

Cette dernière envers laquelle l’on a tendance à vite se lier pour notre part également. Celle-ci malgré sa faible santé, démontre son grand cœur en ayant trouvé cette solution d’accueil pour Evelina, au sein de son manoir. La suite nous conforte dans le sens qu’elle l’ait fait par altruisme. On remarque aussi qu’elle ne s’apitoie pas sur son sort et possède un certain entrain. Notre rencontre avec elle le prouve. De par l’humour, lors de ses réactions par rapport à la nuit agitée de son amie.

Sans vous gâcher l’introduction, cette dernière crapahutait acrobatiquement. Elle fait en effet preuve d’atouts physiques indispensables pour éviter de se faire attraper, lors de l’événement auquel elle a assisté. Mais un autre survint un peu plus tard. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du meurtre d’une employée du manoir. Est-ce dans ses gènes, du moins dans celles d’un côté de sa famille ? On l’ignore pour le moment, mais Evelina semble avoir l’instinct d’une détective. Et même à la limite de l’enquêtrice policière et médico-légale. Les réflexes, les gestes, les questions aux autres et à elle-même… Son implication a même de quoi être suspecte. Mais l’on ne pense tout de même pas aussi tôt qu’Une Étude en Soie – Baskerville #1 a pour véritable coupable la jeune femme. Qui découvre durant son inspection, des traces de magie.

Une Étude en Soie – Baskerville #1

Celle-ci a d’ailleurs déjà des assassins tout trouvés. Nick, son meilleur ami forain et même davantage qu’ami… Celui-ci l’ayant retrouvée, juste avant que le crime ne secoue tout le monde en ces lieux. En est-il l’auteur ? D’autres troubles se posent, comme le besoin de lui éviter de se faire repérer. La vie n’est déjà pas simple. Si elle était trouvée dans sa chambre avec un homme, sa potentielle réputation en serait finie. Tout en devant à la fois faire en sorte que rien ne s’ébruite sur sa vie d’avant. Et avec une telle connaissance en ville, le risque est grand. Mais ses sentiments se mêlent à ces soucis.

Un mélange entre le cœur et ses questionnements quant à la situation, qui fonctionne tout autant avec Tobias. Aristocrate qui vit pleinement au sein du monde qui parait attirer Evelina, plus que celui d’où elle vient. Cependant elle ne peut y croire et dérive rapidement ses soupçons. Malheureusement pour elle, les problèmes vont rapidement lui tomber dessus. Si bien qu’elle se retrouve elle-même coupable ! Et qui de mieux pour l’aider que le plus grand des détectives ? Oui c’est lui, Sherlock Holmes le voici. La découverte du personnage fait ressortir son humoristique flegme et sa capacité à analyser quiconque en un clin d’œil.

Une Étude en Soie – Baskerville #1

Si la magie s’est rapidement révélée dans l’ouvrage, ce dernier s’ancre davantage dans le steampunk par la suite. Aujourd’hui l’on met un peu tout et n’importe quoi dans cette catégorie. Ici, les adoratrices/eurs du genre originel seront ravi(e)s. Notre héroïne se retrouvant au cœur du complot touchant le monopole des barons de la vapeur de Londres. La dimension « vapeur » est donc là. Et tout autour gravitent sentiments, un maximum d’investigation, magie et compagnie. L’objet est en plus très attractif. Grâce à sa couverture très classe, entre illustration charmante et dorure. Anne-Claire Payet et Adèle Silly ont effectué un travail qui ajoute toujours une touche sympathique.

 

Conclusion

Les divers styles concentrés dans Une Étude en Soie – Baskerville #1, ne nous laissent aucun répit. On s’attache, on s’interroge, le tout constamment saupoudré d’humour, dans un univers steampunk néanmoins sombre. Si bien que l’on ne devine en rien ce qui va se passer quelques pages après. On attend la suite impatiemment.