Test de Concrete Genie (PS4)

Annoncé en tant qu’exclusivité PS4 lors de la conférence Sony PlayStation qui précédait la Paris Games Week 2017, Concrete Genie est le fruit du jeune studio interne PixelOpus basé en Californie. A défaut d’une ambition démesurée le jeu propose une expérience originale et poétique qui exploite intelligemment les possibilités de la console de Sony et de sa manette.

Concrete Genie

Le début de Concrete Genie est assez déboussolant. J’ai mis un peu de temps avant de savoir dans quelle catégorie ranger ce jeu et quelle était sa boucle principale de gameplay. Finalement le tout est plutôt simple : on dirige Ash, jeune habitant de la ville de Denska particulièrement doué en dessin. Il va très vite découvrir que son talent peut lui donner accès à des pouvoirs spéciaux qui lui serviront à effacer les ténèbres qui ont envahi Denska quartier après quartier. Mais tout n’est pas si simple puisqu’une bande de sale morveux lui vole son cahier de dessin et le brutalise à chaque rencontre. Il faudra alors partir en quête de toutes les pages arrachées mais Ash ne sera pas seul dans cette quête…

Concrete Genie

La première moitié du jeu va consister à allumer toutes les lanternes de la ville en utilisant le pinceau magique de Ash. Le jeu exploite pour cela le capteur gyroscopique de la DualShock 4 ce qui est assez rare pour être souligné ! Pour accomplir cette mission Ash sera assisté par des génies, de petites créatures imaginaires qu’il faudra dessiner sur les murs en fonction des motifs récupérés dans les rues de la ville. Seulement voilà, les génies ne peuvent se déplacer qu’en suivant des murs continus. Il faudra donc résoudre quelques mini puzzles pour arriver à bout de chaque quartier. Mais ces génies sont aussi de grands capricieux et ils vous demanderont de réaliser certains dessins pour obtenir leurs services et recharger votre jauge de superpeinture !

Concrete Genie

Une fois qu’on a acquis les bons réflexes cette première moitié s’avère très agréable pour les amateurs de plateformes et de puzzles. Signalons au passage la qualité artistique de Concrete Genie. Les dessins sont jolis et très colorés et les génies interagissent avec eux de façon très mignonne. Le jeu contient également dans ses phases de plateformes de sympathiques clins d’œil à la série Uncharted !

Concrete Genie

Le jeu est par contre moins plaisant et inspiré sur la deuxième moitié du jeu. En effet, la partie peinture disparaît pratiquement pour laisser place, sans en dévoiler les détails, à une succession de combats de boss. Le gameplay du jeu n’est pas très bien adaptée à cette phase et l’intérêt de cette longue phase d’action est moindre par rapport à la promesse initiale du jeu. Notez enfin pour ceux qui en sont équipés qu’un module du jeu a été développé spécifiquement pour l’utilisation du PlayStation VR.

Conclusion

Concrete Genie est classique bien que très agréable dans sa première moitié où il délivre la promesse d’un jeu feel good porteur de nombreux messages sur des thèmes importants comme l’écologie ou la violence. On y enchaînent les phases d’exploration, de puzzle et d’émerveillement artistique de façon très efficace. Sa deuxième moitié, marquée par un enchaînement de combats de boss, est quant à elle moins aboutie et en décalage par rapport à la promesse du jeu. Heureusement il est plutôt court (5-6h) et tout ceci s’enchaîne avec une grande fluidité.

Plus :

  • Les phases de dessin
  • Les interactions avec les génies
  • Le prix doux (29,99 €)
  • Un module PS VR

Moins :

  • L’enchaînement final de combats de boss

Note : 3,5/5