Test du jeu de société Intime Conviction – L’affaire du bouchon de Liège

Troisième volet d’Intime Conviction – L’affaire du bouchon de Liège (Éditions FiKA) de Céline Pieters et Raphaël Vanleemputten, s’inscrit toujours dans le thème d’un jury, prenant connaissance d’une enquête. Notre jugement du jeu à suivre !

Intime Conviction - L'affaire du bouchon de Liège

Chaque épisode nous permet de découvrir un nouveau scénario, rafraîchissant l’approche, pas seulement par une histoire différente. Tout simplement par les éléments révélés d’emblée via le plateau illustré, confiant parallèlement quelques informations textuelles. Ce premier atout collectif, délivre encore une fois des points très différents des 2 précédentes affaires. Soit une particularité très intéressante pour chacune.

Intime Conviction – L’affaire du bouchon de Liège nous place en plein Festival des vins de Belgique 2019, tout du moins dans la séquence illustrant le plateau. Sur lequel on distingue Anita Zuma, Présidente du Comité d’Organisation, et le vigneron Charles Wittstock. Ce dernier accusé plus tard d’homicide volontaire sur la première, rentrée chez elle entretemps, se plaignant de fortes nausées. Et se rendant au CHU liégeois le lendemain. Vous le savez, cela s’est mal terminé pour elle. Il en advient désormais à nous de juger les faits.

Comme les précédents numéros, l’adaptation de la quantité de juré(e)s est présente. Si l’on y participe à 12, chacun(e) prendra une carte numérotée. Si l’on est moins, on se les répartira le plus équitablement possible. Bien sûr aucun souci si par exemple on est 5. Deux personnes disposeront de 3 cartes, mais cela n’entrave en rien l’expérience. En marge de celles-ci, tout le monde possède 2 cartes de vote final. Servant à signifier au terme de la partie, de manière anonyme, si l’on pense que l’accusé est coupable ou non.

Intime Conviction - L'affaire du bouchon de Liège

La durée d’une partie est également flexible, puisqu’on peut la compléter, en plus ou moins longtemps selon les débats, d’une traite. Par cette voie, on jouera les cartes jurés dans l’ordre croissant. La personne détenant celle devant être utilisée la lisant à voix haute, sauf en cas de contre-indication. Cela peut aller de l’ouverture d’une des 4 fiches d’enquête, toutes connues avant la conclusion du procès. Celles-ci nous donneront des indications, plus ou moins troubles et troublantes, afin d’avancer dans sa propre idée. Sans pour autant s’avérer évidentes, à l’instar de la plupart des cas dans la réalité. Permettant de nous montrer la difficulté d’un jury au tribunal. Afin de rendre l’expérience encore plus crédible, il est même envisageable de l’étaler sur plusieurs jours. Pourquoi pas 12 ? Avec une carte dévoilée par jour, faisant ainsi d’autant plus travailler l’esprit, tout en instaurant de plus larges débats.

Surtout que parmi les cartes jurés, des actions renverseront la donne. On ne peut bien entendu rien dire de concret à ce sujet, sinon les surprises tomberaient à l’eau. On précisera uniquement que vous pourrez notamment être poussé(e) à inciter autrui à tendre vers un verdict. Ce qui risque de secouer l’assemblée ! Cette dernière qui pourra d’ailleurs avoir l’occasion de délibérer à main levée, sur un vote non final en cours de partie. Voir qui pense quoi, peut en faire dévier certain(e)s d’un côté ou de l’autre.

Une nécessité lors du terme de la séance, puisqu’on devra atteindre la majorité, pour découvrir un ultime élément. Qui pourra nous laisser plus ou moins songeuse/eur, voire confirmer notre position. Mais il sera trop tard pour revenir sur ses pas ! En cas d’égalité, on ne descellera pas cette preuve et continuera à échanger et voter. Potentiellement encore et encore, jusqu’à ce que la balance penche davantage vers la culpabilité ou l’innocence.

Conclusion

Les mécaniques de la saga ne sentent toujours pas le bouchonné. Intime Conviction – L’affaire du bouchon de Liège prolonge le principe, tout en le remuant par certaines actions.