Critique du roman Votre corps me va si bien

Que feriez-vous si votre ambition professionnelle, se retrouvait mêlée à l’une des plus horribles ignominies de l’histoire ? On peut voir ainsi Votre corps me va si bien, de JC James. Qui malgré son nom, ne traitera pas du Grand Ouest américain.

Votre corps me va si bien

Tout semble aller plutôt bien pour Camille et Marc. Couple à la vie et pratiquement tout autant à la scène. Les 2 étant des médecins de haute-volée officiant dans un hôpital de New York. Rapidement pourtant, tout sera bouleversé. Sans réelle raison apparente, la femme fait exploser une dispute, qui n’a vraiment pas lieu d’être. Mais bon, Marc pense certainement qu’il s’agit d’une de ces fameuses sautes d’humeur dont on a dû lui parler en cours de SVT. Ne le voyant pas revenir, l’inquiétude grandit, tant Marc parait perdu sans elle. Et il apprendra vite que dans son dos se tramait quelque chose et que cette chamaillerie était sûrement factice. Dans ce cas, quelle est la réalité de son départ ? Le titre Votre corps me va si bien signifie-t-il qu’elle préfère s’accoquiner avec le corps d’un(e) autre que son compagnon ?

Ce que ce dernier songera forcément et pour compenser, il ira lui-même se coucher sous les couvertures d’autrui. Tandis que Camille est elle dans de beaux draps. Car si elle est partie, c’est par ambition professionnelle. Nous démontrant pour l’instant qu’elle est tout de même bien plus carriériste, que sentimentale. Là où l’homme a toujours du mal à se faire à l’idée de sa disparition, plus encore quand la police commence à s’en mêler. Alors qu’en réalité, elle est au cœur d’une machination et plus précisément pour elle d’une opération, visant à transplanter le cerveau d’une personne, dans le corps d’une seconde. Et ce n’est pas n’importe quel esprit qui pourrait ainsi profiter d’une enveloppe charnelle toute neuve. Il s’agit ni plus ni moins que d’Adolf Hitler, qui n’est pas mort. Heureusement pour ce que l’on pense déjà d’elle, elle l’ignorait quand elle accepta.

Votre corps me va si bien

Elle commence à saisir qu’elle aurait peut-être mieux fait de se méfier et qu’elle devra être vigilante désormais. Même si l’attractivité chirurgicale l’attire sans aucun doute encore. Sinon elle ne serait jamais venue. Là où pour attirer Marc il fallait que plus rien ne le rattache à sa vie personnelle. En tant que neurochirurgien de haut niveau, il pourrait tout autant être ambitieux. Cependant l’on sent qu’il aurait également pu être enquêteur/espion/détective privé. Il n’hésitera pas un seul instant à tenter de démonter la folle ambition de l’organisation derrière, tout en mettant la main sur Camille.

Bien entendu, nous conservons secrètes les révélations sur ce qui se passera tout autour de ce que l’on vient d’évoquer, mais pas seulement. Le jeu politique va bien au-delà, mais l’on n’en dira davantage. Le tout qui s’amalgame à une dose prononcée de médico-science-fiction. On ne nous lâche pas en pleine nature. Avec une banale explication, qui se limiterait à l’on prend son cerveau et hop on le transpose ailleurs. Les réflexions sont élaborées. Au même titre que l’histoire qui s’est réellement passée (dans l’univers du bouquin), entre 1945 et les événements dépeints en 1989.

Votre corps me va si bien

Conclusion

Typiquement le livre passionnant à lire, mais dont l’on espère qu’il n’atteindra jamais la réalité. Que HH et même tout ce qu’il représente sans sa propre personne, restent des arlésiennes. On se contente allégrement de Votre corps me va si bien. Qui sait mélanger à ce thème terrible, divers genres, chacun très poussé.