Test du jeu de cartes Witless Wizards

Suite à Say Whaaat?!, l’on se penche sur un autre jeu de Drawlab Entertainement, très différent du premier cité. Witless Wizards, créé par Chris Marling, vogue lui vers le combat de cartes, dans un univers de fantasy.

Witless WizardsWitless Wizards nous projette dans l’histoire des plus puissant(e)s sorcières/iers. Ces dernières/iers étudiant et voyageant depuis la nuit des temps, à travers le temps et l’espace, afin d’arriver au firmament de l’univers. Mais le moment est venu de s’affronter pour définir la/le meilleur(e) ! Le souci, c’est qu’avec ces siècles d’entrainement, il n’est pas sûr que tout le monde se souvienne de l’effet des sorts. C’est pour cela qu’il s’agit d’une bataille de sorcières sottes et de sorciers sots.

Sachez tout d’abord que l’on peut évoluer de 2 à 4 joueuses/eurs. Si l’on est en quatuor, Witless Wizards s’adapte dans ses situations, en demandant d’effectuer telle action par rapport à tel(le) voisin(e). Ce qui évite l’acharnement de 3 personnes sur la quatrième. Le jeu tend grandement vers l’humour dans sa globalité. Détail rendant les sales coups vers un(e) opposant(e)s, plus marrants que méchants. Même si le but sera de réduire à 0 la jauge de résistance de ses adversaires.

Witless WizardsMais peut-être qu’involontairement, l’on s’avèrera particulièrement sympathique envers autrui. Witless Wizards officiant du côté des jeux où l’on tire des cartes pour soit, ainsi que pour les autres. Avec le choix qui nous est laissé. Ainsi durant la phase de tirage, l’on prend une première carte que l’on regarde. Si elle nous convient, on la conserve et en pioche une seconde à donner à qui l’on désire si l’on évolue à 3. Uniquement à sa/son voisin(e) de gauche ou droite à 4. Une des différences que l’on évoquait précédemment. De cette manière, l’on peut croire que le premier élément est top et le garder. Sauf que le second est peut-être meilleur. Et qu’il filera chez un(e) autre.

Serez-vous happé(e) par le hasard et remettrez-vous tout en question, en envoyant toujours la première carte ailleurs ? Peut-être même privilégierez-vous de la défausser en échange d’un cube de concentration ? Ce sentiment d’hésitation et d’appât du gain pimente considérablement la partie. Vous pouvez donc déterminer une personne à qui transmettre le premier élément. Et dans ce cas, celui qui suit dans le paquet, sera automatiquement pour vous. Ce qui peut entraîner une grande déception quand vous voyez ce que vous venez de lâcher. Par rapport à ce que vous récoltez. Qui peut en parallèle voir la première carte non désirée, s’implémenter de manière idoine aux besoins de l’adversaire.

Witless WizardsAprès cette séquence, l’on passe à la bagarre. On choisit qui l’on souhaite, hormis à 4 vous l’aurez compris. Où vous devrez prendre celle/celui à votre gauche ou votre droite. L’attaquante additionne le résultat de son jet de dé, avec la valeur de sa carte d’équipement offensif. Ce à quoi l’on soustraie celle de l’équipement défensif de l’attaqué(e). Le résultat délivre la quantité de dégâts, à répercuter sur les points de résistance. L’unique joueuse/eur dont la barre n’a pas atteint son terme à la fin d’une quelconque manche, remporte le titre de sorcière/ier la/le plus puissant(e) de l’univers. Et accessoirement, la session de Witless Wizards.

La drôlerie omniprésente se traduit également visuellement. Asterman Studio nous propose des personnages assez perchés rien que dans leur style. Avec des traits de visage très prononcés et des accoutrements tout sauf discrets. L’ensemble empli d’effets, nous projetant d’autant plus dans un environnement fantasmagorique. Il est d’ailleurs possible d’agrémenter le jeu avec de nouveaux protagonistes. Ce qui est intéressant pour le changement visuel, mais plus encore pour apporter de la fraîcheur ludique. Avec Witless Wizards Druid Mini Expansion Deck et Witless Wizards Druid Mini Expansion Deck. Deux extensions, qui comportent chacune 8 cartes.

Witless WizardsConclusion

Très ouvert et aussi rapide à comprendre, qu’à jouer, Witless Wizards permet d’évoluer à un jeu où la gestion des cartes n’est pas accessoire. Sans non plus vous demander d’apprendre une quantité astronomique de règles. Le rendant accessible et toujours plus amusant, avec les fourberies que l’on tente. Mais qui peuvent se retourner contre nous.