Test d’Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau (Nintendo Switch)

Nouveau pendant de la licence Zelda à la sauce Musô, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau vient tailler en masse les ennemis. Un message aux nouvelles consoles ?

Hyrule Warriors : L'Ère du Fléau

Scénario ? It rules Warriors !

Bien que cette gamme se différencie de celle plus  » classique « , elles s’inscrit toutefois bel et bien dans l’histoire globale de la saga Zelda. Ne s’avérant pas un divertissement annexe, que l’on ne compterait pas vraiment. Toutefois, en se plaçant d’un point de vue alternatif. Ainsi, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau se déroule 100 ans avant The Legend of Zelda: Breath of the Wild. En pleine guerre dite de la Grande Calamité, à l’approche du réveil de Ganon. Une vision exclusive à cette itération, approfondissant la franchise d’un univers parallèle.

En traversant cet univers de BOTW, l’on y retrouvera des personnages propres à ce pan. Ainsi que des inédits, prolongeant l’intérêt scénaristique, par tout ce qui tourne autour. Tout en mettant désormais en lumière, certains précédemment évoqués. Sans en révéler davantage à son propos, sachez que l’histoire s’avèrera assez garnie. Clairement, le choix n’a pas été fait de proposer une approche action, en amenuisant la narration. Les féru(e)s de la série, éventuellement hésitant(e)s avant de s’y lancer par un choix systémique diamétralement différent. Et craignant surtout que l’on ait droit à du bourrin sans fond, peuvent se rassurer. Le scénario, les relations, le traitement poussé des protagonistes… Il en résulte un ensemble très profond.

Hyrule Warriors L'Ère du Fléau

Sheikah Tak

Intérêt qui se développe ainsi également dans l’élargissement du système de jeu, par davantage d’héroïnes et héros à incarner, avec les divers styles qui les accompagnent. Celles et ceux-ci qui devront venir à bout de colossales escouades. Comme l’on en a l’habitude dans le genre, avec les studios derrière précédemment évoqués. Toutefois, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau possède ses spécificités et déjà dans son identité même, très énergique. En somme, des batailles de grande envergure insufflant un punch indéniable. Et par ailleurs pas dans une lourdeur massive, la technique étant au rendez-vous. Notamment via les esquives à l’instant idoine, délivrant une phase au ralenti, permettant de contre-attaquer furieusement afin de diminuer la barre de faiblesse de l’adversaire.

Après s’être occupé(e) de cette dernière, l’on aura l’opportunité de s’en prendre à son point faible. Lors de ces séquences, le jeu amène une touche grandiloquente, avec une saynète épique cherchant à en mettre plein la vue. Un moyen d’éradiquer la menace, que l’on atteint aussi par le biais d’une attaque spéciale. Débloquée en remplissant sa jauge, à force d’offensives à base d’attaques classiques.

La tablette Sheikah est de retour et elle ne servira pas à esquiver elle, mais à parer et renvoyer. Un emploi toujours amusant, en plus de démontrer une profondeur de jeu, où cette double facette s’avère importante. Tout comme l’évitement primordial et le côté offensif, lui-même établi sous moult formes, selon qui l’on incarne. Mais ce n’est pas tout, puisque la magie est aussi au programme, en vue de révéler la jauge de faiblesse. Encore s’agira-t-il de récolter de ce pouvoir, évidemment pas omniprésent.

Et comme nous vous le confions, les approches globales sur le terrain, changent complètement d’un(e) membre de notre escadron, à un(e) autre. D’autant plus en utilisant les capacités spéciales, se distinguant entre chaque. Mais cela concerne également les propriétés élémentaires, de la magie, à distance ou plus du corps-à-corps, les facultés de déplacements… Si bien que l’on apprécie transiter de l’un(e) à l’autre. Ce à quoi l’on procèdera vivement, étant donné que l’on peut aisément passer à un(e) partenaire, puis à un(e) autre et ainsi de suite. Quiconque non contrôlé(e) de notre propre chef, dans la présente bande, entre les prodiges de la légende, Zelda ou encore Link, sera pendant ce temps géré(e) par l’intelligence artificielle.

En outre, on notera tout l’aspect rôliste aventurier, avec les boutiques, son équipement à améliorer, des recettes pour se requinquer sur divers plans… Sans omettre de manger des pommes, fruit essentiel dans notre périple. Le tout avec une carte globale sur laquelle repérer où se rendre, selon les dangers. Ainsi qu’un tas de quêtes annexes. Soit un solo tenant sur la longueur, mais pas seulement, car l’on y retrouve le grand plaisir de pouvoir évoluer à 2 en local

Hyrule Warriors L'Ère du Fléau

Univers visuel trop Ganon !

Avec des affrontements de si grande ampleur, où le nombre s’avère important, les effets visuels pétaradants sont d’autant plus mis en avant et en masse à nos yeux. Davantage encore par la patte artistique d’Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau. Au travers de ses graphismes dessins animés, les protagonistes nous éclatent déjà la rétine dans le bon sens du terme. Cela explose de tous les côtés, avec des impacts et autres ensembles hyper colorés lors de l’enclenchement d’une capacité spéciale, nous en faisant voir de toutes les couleurs. La mise en scène épique précédemment évoquée, projette des actions encore plus démentielles de par leur préparation et leur finition. Flashy à souhait, l’on a l’impression de briller de mille feux au fil de nos réussites.

Hyrule Warriors L'Ère du Fléau

Conclusion

Très varié dans ses bagarres, grâce à un soin tout particulier porté à chaque personnage et aucun clone entre eux, hormis quand on les crée via une capacité spéciale, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau ne s’avère pas une version  » défouloir  » facile, dans l’atmosphère Zelda. Il s’agit d’un jeu d’action de haut niveau, apportant en plus pas mal de choses annexes, dans l’aventure.